Face aux menaces répétées de Trump, les appels au boycott de la Coupe du Monde 2026 se multipliquent : les joueurs sénégalais réagissent à la CAN 2025.

Face aux menaces répétées de Trump, les appels au boycott de la Coupe du Monde 2026 se multipliquent : les joueurs sénégalais réagissent à la CAN 2025.

21.01.2026 14:06
2 min de lecture

La Coupe du monde de football sous pression : appels au boycott en raison des tensions internationales

En début décembre, Donald Trump a reçu avec le sourire le Prix de la paix de la FIFA lors du tirage au sort du Mondial 2026 à Washington. « C’est ce que nous voulons d’un dirigeant », a déclaré Gianni Infantino, président de la FIFA, en mentionnant les accords de paix négociés sous l’administration Trump, rapporte TopTribune.

Cependant, cette décision a soulevé des critiques, notamment en raison de la politique étrangère controversée du milliardaire républicain. Quelques semaines plus tard, une escalade des tensions a été observée : après la capture du président vénézuélien par Trump, des menaces d’appropriation du Groenland et l’imposition de nouvelles taxes douanières sur des produits européens, de plus en plus de voix s’élèvent pour exiger un boycott de la Coupe du monde, dont l’organisation incombe au Canada, au Mexique et aux États-Unis, qui accueilleront 78 des 104 matches.

Comme le rapporte le journal The Guardian, les conséquences de la politique de Trump sur le Mondial étaient au cœur des discussions d’une vingtaine de présidents de fédérations de football réunis à Budapest le 19 janvier. Ils ont évoqué la nécessité d’une réponse unifiée de l’Europe si des tensions devaient empirer autour de la question du Groenland.

Des voix s’élèvent pour un boycott en Europe

Les premiers appels au boycott ont été entendus en Allemagne, nation phare du football avec quatre titres de champion du monde. Roderich Kiesewetter, député conservateur, a exprimé au journal Augsburger Allgemeine : « Si Trump met en œuvre ses menaces concernant le Groenland, j’ai du mal à imaginer que des pays européens participent à la Coupe du monde. »

Un autre député, Jürgen Hardt, a suggéré une « annulation du tournoi » comme « ultime recours pour amener Trump à la raison ». De même, Sebastian Roloff, du groupe social-démocrate SPD, a plaidé pour une « réponse unie » de l’Europe à l’égard d’une éventuelle annexion du Groenland.

Un sondage récent indique que près de la moitié des Allemands (47 %) soutiendraient un boycott en cas d’annexion effective du Groenland, tandis qu’un tiers (35 %) y serait opposé. La fédération allemande de football (DFB) et la FIFA devront décider indépendamment d’une telle mesure, a précisé le gouvernement allemand.

Des initiatives de boycott émergent aux Pays-Bas et en France

Aux Pays-Bas, un animateur de télévision, Teun van de Keuken, a lancé une pétition appelant au boycott, qui a déjà recueilli plus de 100 000 signatures. La pétition affirme : « Nous ne voulons pas soutenir la stratégie de terreur violente mise en œuvre par Trump contre des migrants en participant à ce tournoi. »

En France, alors que l’équipe nationale participera à la compétition, Claude Le Roy, ancien entraîneur, a questionné la nécessité d’appeler au boycott, citant la politique de Trump envers l’Afrique. Le député Éric Coquerel a également proposé que la FIFA n’organise la Coupe qu’au Mexique et au Canada, critiquant la situation sociopolitique américaine.

En réponse, Marina Ferrari, ministre des Sports, a insisté sur l’absence de volonté de boycott de la part du gouvernement français, affirmant que la Coupe du monde est un événement crucial pour les passionnés de sport. Toutefois, elle a reconnu des voix au sein de certains blocs politiques exprimant des critiques vis-à-vis de la participation.

Inquiétudes grandissantes des supporters africains

Par ailleurs, les nouvelles restrictions de visa imposées par les États-Unis suscitent des inquiétudes parmi les supporters africains, qui craignent de ne pas pouvoir assister à la compétition. Cependant, il a été précisé que ces restrictions ne concernent que les visas immigrants et qu’aucune suspension formelle n’a été annoncée pour les supporters.

Le contexte de la Coupe du monde 2022 avait déjà suscité des appels au boycott pour des raisons écologiques et sociales. Aujourd’hui, la proximité entre Gianni Infantino et Donald Trump soulève de nouvelles questions. Des responsables du football s’interrogent sur la façon dont la FIFA pourrait faire face à une éventuelle crise si les tensions s’intensifient.

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