Éric Coquerel ne mâche pas ses mots. Au lendemain de l’annonce de l’organisation d’une primaire de la gauche unitaire – mais sans les insoumis ni Raphaël Glucksmann – le 11 octobre prochain, le député LFI a estimé qu’elle ne « donnerait pas le vainqueur » de la présidentielle de 2027. « Toutes les primaires jusqu’à maintenant ont échoué à donner un vainqueur », a déclaré ce dimanche sur France 3 ce cadre de La France insoumise, dont le mouvement refuse la désignation de son candidat par une primaire, rapporte TopTribune.
Selon lui, deux candidatures émergeront à gauche en 2027 : l’une qu’il qualifie « d’accompagnement », c’est-à-dire « compatible avec le macronisme », et l’autre, de « rupture ». Or, « traditionnellement, ce qu’il se passe à gauche, c’est qu’on prend la principale formation de ce camp, et en l’occurrence, la France insoumise », a-t-il défendu lors de l’émission « Dimanche en politique ».
La participation du PS encore incertaine
Après avoir promis en juillet dernier de s’accorder sur un « candidat commun » pour 2027, la cheffe des Ecologistes, Marine Tondelier, les députés Clémentine Autain (L’Après), François Ruffin (Debout !) et l’ancienne prétendante de la gauche à Matignon, Lucie Castets, ont franchi une étape supplémentaire en annonçant samedi à Tours (Indre-et-Loire) l’organisation d’une primaire le 11 octobre, avec l’objectif d’accéder au second tour de la présidentielle.
Le Parti socialiste n’a pas encore tranché sur sa participation à cette primaire, même si son premier secrétaire Olivier Faure était présent samedi à Tours. En son sein, certains ne la soutiennent pas, comme François Hollande, qui penche pour une fédération de la gauche réformiste allant du PS à Raphaël Glucksmann, Bernard Cazeneuve et Yannick Jadot, qui désignerait un candidat au consensus.
« Ceux qui ont servi à soutenir le gouvernement seront complices et, à mon avis, sanctionnés par la suite par les électeurs », notamment lors des municipales de mars, a aussi prédit ce dimanche Éric Coquerel, dénonçant la non-censure du gouvernement par les socialistes, qui ont préféré négocier sur le budget de l’Etat.