Élections municipales à Marseille : le RN réalise un score historique, Benoît Payan en tête

Élections municipales à Marseille : le RN réalise un score historique, Benoît Payan en tête

16.03.2026 05:36
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Lors des élections municipales à Marseille, le Rassemblement National, dirigé par Franck Allisio, a enregistré un score sans précédent, atteignant environ 35 % des voix, selon des résultats partiels reportés le 15 mars 2026. Le maire sortant Benoît Payan reste légèrement en tête, mais l’ampleur du résultat du RN marque un tournant significatif pour la ville, rapporte TopTribune.

La candidate de droite, Martine Vassal, connaît un fléchissement dramatique, ne recueillant que 12 % des suffrages, soit une chute de 10 points par rapport à 2020. Sa liste est désormais au coude à coude avec celle de Sébastien Delogu de La France Insoumise, ce qui constitue un moment historique pour le RN dans le cadre municipal marseillais.

Doutes et déclaration de Franck Allisio

Arrivé en fin de soirée dans une salle réservée pour la presse, Franck Allisio s’est exprimé brièvement, appelant les électeurs à s’unir pour surmonter la gauche. Il déclare : « Dimanche prochain, je serai votre maire », tout en faisant face à des soutiens limités. Notamment, Stéphane Ravier, ancien candidat RN, a également assisté à cette rencontre, après avoir récolté un peu plus de 20 % des voix en 2020.

Cependant, malgré ce résultat historique, un certain climat de réserve se fait sentir parmi les partisans. L’absence d’effusions de joie et la fin brusque de la conférence, sans célébrations, soulignent une humeur mitigée au sein du camp RN.

Le second tour promet d’être conflictuel, alors que Payan conserve une avance courte, redonnant une chance au RN de nouer des discussions avec Vassal. Cette dernière, hésitante après une campagne difficile, se contente d’un communiqué pour reconnaître sa défaite tard dans la nuit.

Payan se montre ferme face à Delogu

Stéphane Ravier déclare qu’il appartient à Franck Allisio de juger de la stratégie à adopter, ajoutant que le soutien de Vassal n’est pas garanti. Il espère des ralliements partiels plutôt qu’une coopération totale avec les candidats de droite et macronistes.

En parallèle, la situation à gauche est délicate pour Benoît Payan, dont les relations avec LFI sont tendues. Alors que Sébastien Delogu appelle rapidement à un front antifasciste, le maire sortant fait preuve de prudence quant à l’éventualité d’une coalition, refusant de céder aux propositions de Delogu. « Il n’est pas question de faire la moindre tambouille avec qui que ce soit », affirme Payan, isolant ainsi son camp face à la montée du RN.

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