Edouard Philippe renonce à un grand meeting à Paris après sa réélection au Havre
Edouard Philippe, réélu maire du Havre, devait organiser ce week-end un grand meeting à Paris pour capitaliser sur sa victoire. Cet événement visait à renforcer son image et à lui permettre de surfer sur la vague positive de sa réélection. Cependant, l’ancien Premier ministre a décidé de ne pas aller de l’avant avec cette démonstration de force, citant « le marathon de Paris » comme excuse, rapporte TopTribune.
Son entourage craint que l’intérêt des Français pour la politique ne soit pas à la hauteur, argumentant que rien ne presse. « La bande passante des Français pour la politique nous semble faible », admet un conseiller. De plus, ils soulignent que si d’autres figures comme Bruno Retailleau ou Gabriel Attal étaient plus populaires, la situation aurait été différente. Philippe demeure en bonne position dans les sondages à droite et au centre pour l’élection présidentielle, et sa prudence vise à éviter les risques d’une exposition excessive.
Un proche d’Édouard Philippe note : « Tout est une question de rapport au temps », soulevant la question de savoir s’il doit agir rapidement ou attendre. Ce retard pourrait être aggravé par la publication imminente du livre de Gabriel Attal, intitulé En homme libre, prévu le 23 avril, que certains considèrent comme une menace pour Philippe. « Les Français ne voteront pas une troisième fois pour Emmanuel Macron », affirme un membre de son équipe, optimiste quant à l’influence des sondages sur l’éventuelle primaire à droite et au centre.
Organiser une primaire s’avérerait trop complexe, avec des désaccords sur les modalités et les participants. Les tensions internes se manifestent à travers les ambitions divergentes au sein des partis, et les échanges entre Philippe et Attal se dérouleront par l’intermédiaire de médiateurs. « Le risque, c’est qu’Edouard devienne un candidat parmi d’autres », prévient un conseiller, soulignant l’importance pour Philippe de maintenir une position de leader dans ce contexte politique instable.