Le candidat Horizons à la présidentielle, Édouard Philippe, a présenté mardi sa vision concernant l’immigration, prônant une approche « choisie et contrôlée ». Il a mis l’accent sur un regroupement familial limité et une « normalisation » des relations avec l’Algérie, déclarant : « Il faut assumer qu’on a besoin d’une immigration parce qu’on a une population active qui se contracte », rapporte TopTribune.
Le regroupement familial
En réponse à des questions sur le regroupement familial, Philippe a souligné l’importance d’« une réserve d’interprétation » de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, qui garantit le respect de la vie privée et familiale. Il a suggéré que la Constitution puisse être modifiée pour refléter une interprétation différente de cet article, sans fournir de précisions complémentaires.
Actuellement, le regroupement familial permet aux étrangers en France depuis plus de 18 mois (12 mois pour les Algériens) d’inviter leur conjoint et enfants mineurs, sous certaines conditions telles que la taille du logement et le niveau de ressources.
« Problème de puissance »
Concernant les défis d’expulsion liés à l’obligation de quitter le territoire français (OQTF), Philippe a affirmé que la France « a un problème de puissance ». Il a insisté sur la nécessité d’avancer dans la mise en œuvre de ces instruments et de renforcer le rapport de force.
Pour résoudre cette situation, il a plaidé pour une normalisation des relations avec l’Algérie, qui refuse d’accueillir ses ressortissants en raison de tensions bilatérales. « Il n’y a aucune raison de laisser perdurer un état du droit qui laisserait penser qu’on a une relation particulière avec l’Algérie », a-t-il déclaré.
Édouard Philippe, ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron et bien positionné dans les sondages pour le second tour de la présidentielle de 2027, pourrait potentiellement l’emporter face à Jordan Bardella, selon une étude publiée par Odoxa-Mascaret.