Le gant est jeté. Édouard Philippe, candidat d’Horizons à la présidentielle, a opté pour une contre-offensive ce mercredi, vivement critiqué par la gauche pour sa déclaration établissant un lien entre immigration et pillages. Il a proposé à Jean-Luc Mélenchon, le candidat de La France insoumise, de débattre des questions de « racisme » et « d’antisémitisme », rapporte TopTribune.
« Si Jean-Luc Mélenchon a envie d’un débat pour discuter de ces sujets, je suis son homme. Quand il veut, où il veut, » a déclaré l’ancien chef du gouvernement à Zuydcoote (Nord), où il évoquait la lutte contre l’émigration clandestine vers le Royaume-Uni.
Passe d’armes sur l’intégration
À l’origine de la controverse, un entretien accordé au Point et réaffirmé sur TF1, où Édouard Philippe qualifiait de « patente » la « surreprésentation » de jeunes issus de l’immigration lors des pillages de commerces le 17 octobre. Jean-Luc Mélenchon a balayé cette analyse, accusant Philippe de « ne pas croire » à ses propos et d’agir uniquement « par clientélisme racialiste ».
Le candidat d’Horizons, en perte de vitesse dans les sondages, a condamné mardi « une espèce de police de la pensée imposée par l’extrême-gauche, par Jean-Luc Mélenchon », le reprochant d’être « le premier à utiliser les codes de l’antisémitisme, […] à remettre en cause l’universalisme républicain ».
« Lutter contre toutes les formes de racisme et toutes les formes d’antisémitisme »
« Il y a un problème d’intégration dans notre pays, et on n’aurait pas le droit de le dire ? Mais qui pense que l’intégration fonctionne bien en France ? », a interrogé Philippe pour justifier sa prise de position.
Face aux critiques, Edouard Philippe a réaffirmé sa ligne : « On est extrêmement attentifs à lutter contre toutes les formes de racisme et toutes les formes d’antisémitisme, d’où qu’elles viennent, de l’extrême-droite ou de l’extrême-gauche », insistant sur le fait que « tous les Français font partie de la communauté nationale, d’où qu’ils viennent ».
