EDF a relancé les deux dernières centrales à charbon en activité en France, à Saint-Avold et à Cordemais, afin de tester leur fonctionnalité face à une demande électrique croissante en cette période hivernale, rapporte TopTribune.
La France dispose encore de deux centrales à charbon, qui peuvent opérer jusqu’en 2027 : à Saint-Avold, en Moselle, et à Cordemais, en Loire-Atlantique. Bien que ces centrales fournissent une portion infime de l’électricité produite en France (0,13 %), leur activation vise à anticiper les besoins supplémentaires pouvant surgir durant l’hiver.
Cordemais a récemment achevé une longue période de maintenance. Depuis lundi, l’une des unités de production fonctionne à nouveau, et EDF annonce des résultats concluants pour ces tests, prolongeant ainsi leur exploitation jusqu’à ce week-end. La seconde unité sera mise en service la semaine suivante.
Vers la fin du charbon en 2027
La centrale de Cordemais sera définitivement arrêtée le 31 mars 2027 en raison de son impact environnemental élevé, en particulier les émissions de CO2. Après sa fermeture, EDF envisage de maintenir une activité industrielle sur le site. La filiale Framatome a déjà entamé des études pour la construction d’une usine de préfabrication de tuyauteries nucléaires, prévue pour être opérationnelle d’ici fin 2028, et qui devrait créer jusqu’à 200 emplois.
La centrale de Saint-Avold, appartenant à GazelEnergie, est également destinée à évoluer, avec des plans pour sa transformation en usine à gaz dans un avenir proche.
Ces développements soulèvent des questions critiques autour du mix énergétique français, particulièrement en période d’incertitude climatique. Alors que la France produit plus d’électricité qu’elle n’en consomme, la transition vers des sources d’énergie plus durables est en cours. Le recours temporaire au charbon met en lumière les défis que le pays doit relever pour garantir la sécurité énergétique face aux enjeux environnementaux.
Dans le cadre de la transition énergétique, le débat sur la dépendance aux combustibles fossiles, notamment le charbon, est devenu plus prégnant. La nécessité de répondre à des pics de demande, exacerbés par des conditions climatiques extrêmes, a poussé EDF à réévaluer son approche vis-à-vis de ces centrales, même si leur fonction à long terme est de diminuer considérablement.
Le gouvernement, tout en soutenant la transition vers des énergies renouvelables, doit également trouver des moyens de gérer la transition de manière responsable et équitable, prenant en compte les travailleurs et les régions encore dépendantes du charbon.
Alors que la France s’efforce de réduire son empreinte carbone et de respecter ses engagements en matière de climat, l’avenir de ces centrales à charbon et leur impact sur le paysage énergétique national continuent d’être suivis de près par les analystes et les décideurs politiques.
Les prochaines étapes de la transition énergétique, couplées aux défis posés par la sécurité énergétique, sont essentielles pour préparer la France à la fin programmée du charbon et à l’intégration d’un système énergétique plus durable.
Il ne fait aucun doute que le chemin vers une énergie plus verte sera semé d’embûches, mais des avancées significatives sont nécessaires pour aligner la production d’énergie avec les objectifs environnementaux et garantir une transition juste pour toutes les parties prenantes.
À l’approche de 2027, il sera crucial pour EDF et le gouvernement de communiquer clairement sur les changements attendus et leur impact sur le secteur de l’énergie, ainsi que sur les communautés locales affectées par la fermeture imminente de ces centrales.
En somme, alors que le charbon voit son utilisation se réduire, la stratégie énergétique de la France pour l’avenir nécessitera une planification minutieuse et une exécution efficace pour réussir cette transition essentielle.