
À la fin de décembre 2025, plusieurs études scientifiques diffusées par des médias internationaux ont révélé une réalité alarmante : l’eau que nous consommons quotidiennement, en particulier l’eau en bouteille, contient des concentrations notables de microplastiques. Ces particules, résultant de la décomposition des plastiques, sont désormais reconnues comme une source essentielle de pollution pour l’être humain, rapporte TopTribune.
Eau en bouteille et présence de microplastiques : résultats des recherches
Il a été établi que l’eau constitue aujourd’hui l’un des principaux vecteurs de microplastiques dans le corps humain. Des chercheurs ont examiné une multitude d’échantillons d’eau destinée à la consommation, mettant en lumière que l’eau embouteillée présente une quantité de particules plastiques significativement plus élevée que l’eau du robinet. Boire de l’eau en bouteille chaque jour pourrait mener à l’ingestion d’environ 90 000 particules de microplastiques en plus par an, par rapport à une consommation majoritairement axée sur l’eau du robinet.
Ces microplastiques proviennent directement des matériaux utilisés pour la fabrication des bouteilles. Le plastique, même apparemment intact, commence à se fragmenter dès sa production, et ce processus se prolonge durant le transport, le stockage et l’utilisation. Des facteurs tels que la chaleur, la lumière et le temps intensifient cette dégradation, libérant d’infimes fragments qui se retrouvent dans l’eau que nous consommons. Conséquence : l’eau que nous ingérons quotidiennement devient un point d’entrée direct de cette pollution dans notre organisme.
Les enjeux de la pollution par microplastiques
La détection de microplastiques dans l’eau suscite de croissantes préoccupations en matière de santé publique. Bien que les scientifiques ne jugent pas cette situation immédiatement dangereuse, ils soulignent les risques associés à une exposition répétée et prolongée. Étant donné que l’eau est consommée quotidiennement, parfois en grande quantité, l’accumulation de ces particules devient un enjeu essentiel pour notre santé.
D’après certaines études, certaines particules peuvent traverser la barrière intestinale. Une fois dans le corps, elles ont la capacité de circuler dans le sang et d’atteindre différents organes. Les chercheurs relient cette exposition à divers mécanismes biologiques troublants, notamment des réactions inflammatoires, du stress oxydatif et des perturbations dans le fonctionnement des cellules.
Un autre point de préoccupation est le potentiel de transport de substances nocives par les microplastiques. Ces particules peuvent agir en tant qu’« éponges » pour les contaminants chimiques présents dans l’environnement. Lorsqu’elles sont ingérées, elles peuvent libérer ces substances dans notre organisme. Bien que les effets à long terme soient encore en cours d’évaluation, les experts en santé publique préconisent la prudence, notamment pour les enfants, les femmes enceintes et les personnes vulnérables.
Limiter son exposition aux microplastiques dans l’eau
Face à cette problématique, les experts recommandent des solutions simples et accessibles pour les consommateurs. La première consiste à privilégier l’eau du robinet, à condition qu’elle respecte les normes de qualité sanitaire. Des études montrent qu’elle contient en moyenne nettement moins de microplastiques que l’eau embouteillée, car elle n’est pas stockée dans des contenants en plastique sur de longues périodes. Certains systèmes de filtration domestique peuvent également contribuer à diminuer la présence de microplastiques dans l’eau du robinet, bien que leur efficacité varie selon les modèles.
De plus, le choix des récipients revêt une grande importance. L’utilisation de bouteilles réutilisables en verre ou en acier inoxydable permet de réduire le contact de l’eau avec le plastique. Contrairement aux bouteilles jetables, ces matériaux ne se dégradent pas et ne libèrent pas de particules dans l’eau, même sous l’effet de la chaleur ou d’un stockage prolongé.
Enfin, les consommateurs peuvent adopter de bonnes pratiques de conservation. Il est conseillé d’éviter d’exposer les bouteilles en plastique à la chaleur, à la lumière solaire ou de les laisser dans une voiture, afin de diminuer la libération de microplastiques. Limiter le temps de stockage et éviter de réutiliser des bouteilles jetables sont également des gestes simples mais efficaces pour protéger notre santé.