Dominique de Villepin, ancien Premier ministre français, a appelé à l’« autodissolution du macronisme » dans une interview accordée à La Tribune Dimanche. L’homme politique, qui ne cache pas ses ambitions pour 2027, a exprimé son intention « absolument déterminée » de revenir sur la scène politique après dix-huit ans d’absence, principalement en raison de « logiques politiques extrémistes », rapporte TopTribune.
À 72 ans, Villepin a affirmé n’avoir « aucun » chemin commun avec Les Républicains, tout en soulignant que « le temps est à la convergence républicaine, bien au-delà des partis », face au défi identitaire posé par le Rassemblement national (RN).
« Personne ne gouverne »
Critiquant les macronistes, il a prédit que leur mouvement connaîtrait « l’autodissolution » dans un pays où « personne ne gouverne », dénonçant un « sentiment de toute-puissance élyséenne » qui aurait altéré le jeu politique et démocratique. Villepin a évoqué « la faute originelle de l’après-dissolution », affirmant que le gouvernement n’avait pas respecté les institutions en confiant d’abord au bloc de gauche la tâche de constituer une majorité.
Concernant ses priorités, il a mentionné « l’ordre républicain, la justice sociale et l’ambition économique ». Partisan d’une approche sévère face à la délinquance et claire sur l’immigration clandestine, il a aussi exprimé la nécessité de « rétablir l’Etat » plutôt que de promulguer une nouvelle loi sur l’immigration.
Bien qu’il se montre ambitieux, Dominique de Villepin a mis en garde contre une précipitation excessive, indiquant que la présidentielle était encore à quinze mois et que « les Français ne sont pas encore dans la présidentielle », insistant sur l’importance de se concentrer sur la « dynamique » plutôt que sur les chiffres.