Plus de 300 oiseaux marins ont été retrouvés morts sur les plages françaises, de la Bretagne à la Charente-Maritime, au cours des derniers jours. Cette hécatombe n’est ni liée à la grippe aviaire, ni aux rejets récents associés à l’épave de l’Erika. La majorité des oiseaux morts sont des macareux moines, emblèmes de la Bretagne, qui connaissent une forte souffrance cet hiver, rapporte TopTribune.
Les oiseaux semblent victimes des conditions météorologiques extrêmes qui frappent les côtes françaises depuis des semaines. « Avec les tempêtes successives, ils n’ont plus accès à la nourriture et finissent par mourir d’épuisement », précise la réserve naturelle de l’île de Groix (Morbihan). Cette situation est corroborée par la Ligue de protection des oiseaux (LPO), qui indique que les cadavres retrouvés « présentent généralement un état de sous-nutrition ». La LPO ajoute que ces oiseaux pourraient être affaiblis par la surexploitation des ressources maritimes. Bien que la pêche soit interdite depuis le 22 janvier dans le golfe de Gascogne pour préserver les populations de dauphins, la situation pourrait rester critique.
Une crise aviaire inquiétante
Le Réseau échouage oiseaux marins Atlantique (REOMA) a enregistré « plus de 300 échouages depuis la mi-janvier », ciblant principalement des alcidés tels que guillemots et pingouins. En Espagne et au Portugal, des échouages similaires ont été observés, avec environ « un demi-millier d’oiseaux échoués », selon les ONG BirdLife. Il est estimé que pour chaque oiseau échoué sur terre, dix autres pourraient avoir péri en mer. Comparé à la crise de 2014, où plus de 50.000 oiseaux marins avaient été retrouvés morts sur le littoral atlantique, la situation actuelle semble moins dramatique, mais demeure préoccupante.
Les experts conseillent vivement de contacter la LPO la plus proche si un oiseau échoué est découvert. « Les oiseaux échoués sont dans un état critique et sont très sensibles au dérangement », rappelle la réserve naturelle de l’île de Groix, soulignant la nécessité d’une vigilance accrue des citoyens envers la faune marine.
Face à ces événements tragiques, des actions urgentes doivent être entreprises pour protéger les populations d’oiseaux marins. La sensibilisation du public au respect des réserves naturelles et à la conservation des écosystèmes marins est cruciale. Des initiatives doivent également être lancées pour étudier les véritables causes de ces échouages massifs afin de prévenir de telles catastrophes à l’avenir.
Par ailleurs, les ONG et les autorités doivent renforcer les mesures de surveillance et d’assistance aux espèces en danger pour assurer leur survie dans un environnement de plus en plus hostile. La coordination entre les organismes de protection de la nature et les scientifiques sera essentielle pour trouver des solutions durables à cette crise aviaire.