Une séance d’éducation à la vie affective à l’Assemblée nationale après la condamnation de l’État
Le 2 décembre 2025, plusieurs associations ont organisé un cours d’éducation à la vie affective à l’Assemblée nationale, réunissant une vingtaine de députés. Cette initiative, qui vise à sensibiliser sur l’importance d’enseigner les notions de consentement dès l’école primaire, intervient juste après que l’État a été condamné par la justice pour son inaction dans l’organisation de telles séances, prévues depuis 24 ans, rapporte TopTribune.
Durant cette séance, des députés ont été invités à se mettre dans la peau d’élèves pour mieux appréhender les enjeux liés à l’éducation affective, relationnelle et sexuelle. Des figures politiques représentant principalement la gauche et le bloc central, telles que Mathilde Panot et Gabriel Attal, ont participé à cet événement. L’objectif était de déconstruire les fausses informations qui circulent autour de ces programmes.
L’intervenante a déclaré : « Notre corps, c’est notre trésor et il nous appartient. » Les élus, attentifs, ont suivi un cours de deux heures sur des thématiques essentielles comme le consentement, qui restent peu abordées à l’école primaire. Sandrine Josso, députée du MoDem, a souligné l’urgence de sensibiliser et former les parlementaires sur ces questions, notamment après avoir vécu des situations traumatisantes.
Pour Marie-Charlotte Garin, députée écologiste et à l’initiative de cette opération, l’éducation à la vie affective est cruciale pour protéger les enfants contre les agressions. Elle a insisté sur la nécessité de rétablir des informations factuelles sur ces programmes, en rappelant qu’un enfant est victime d’agression sexuelle toutes les trois minutes en France. Les associations attendent maintenant des ressources adéquates pour poursuivre ces travaux éducatifs.