En Turquie, un cas d’intoxication alimentaire touche potentiellement plusieurs centaines de vacanciers, dont Cédric Lemoine, un Belge de 34 ans, qui a subi des symptômes graves de diarrhée. Depuis son arrivée à l’hôtel Ephesia Holiday Beach Club à Kuşadası le 9 juillet, il a observé que presque la moitié des clients partageait les mêmes soucis de santé, entraînant l’hospitalisation de certains, rapporte TopTribune.
Cédric Lemoine, qui avait déjà visité cet hôtel en 2014, ne s’attendait pas à un tel séjour. Il avait prévu de passer des vacances relaxantes avec sa fille et ses parents, mais les choses ont rapidement tourné au cauchemar. Selon des témoignages collectés par la presse belge, la situation est devenue critique lorsque de nombreux clients ont commencé à ressentir des maux gastro-intestinaux en cascade.
Le personnel de l’hôtel n’a pas tardé à agir, certains vacanciers étant transportés vers des établissements médicaux pour y recevoir des soins. Au point de ne plus pouvoir se tenir debout, Cédric révèle qu’il a dû être raccompagné à sa chambre par les employés de l’hôtel, soucieux de sa santé.
Un établissement en proie à des antécédents de gastro-entérites
La colère a rapidement remplacé l’inquiétude chez Cédric lorsque les membres du personnel ont admis que ce type d’épidémie n’était pas une première pour cet établissement. En effet, il a été informé que des cas similaires apparaissaient chaque année, bien que jamais à une telle échelle. Lemoine estime que près de 200 clients, sur 400, pourraient être concernés par ces symptômes, faisant du séjour un véritable fiasco.
La direction de l’Ephesia Holiday Beach Club demeure silencieuse face à la situation et renvoie à des enquêtes sanitaires en cours, laissant les vacanciers dans l’incertitude. TUI, le tour-opérateur qui a organisé le voyage de Cédric, a déclaré collaborer avec les autorités turques pour identifier la source de l’intoxication, sans toutefois remettre en question les services de l’hôtel.
Cédric et sa famille se retrouvent coincés dans un complexe presque vide, alors que plusieurs tour-opérateurs proposent des transferts gratuits vers d’autres hôtels. TUI, en revanche, n’a offert qu’une option payante, que Cédric a refusée après avoir déjà déboursé 7 000 euros pour ses 11 jours de vacances dans ce lieu paradisiaque, désormais terni par cette crise sanitaire.