Une étude a appliqué les mêmes modèles que pour simuler le climat terrestre aux mondes de John R. R. Tolkien et de George R. R. Martin. Résultat: la Terre du Milieu se révèle étonnamment cohérente avec la physique réelle, tandis que les saisons chaotiques de Westeros restent un casse-tête.
Une étude récente a démontré que les mondes imaginaires de la Terre du Milieu et de Westeros peuvent être analysés à l’aide des mêmes modèles climatiques que ceux employés pour comprendre notre propre planète. Les chercheurs ont utilisé des modèles numériques similaires pour tester la cohérence de ces deux univers fantastiques. Pour la Terre du Milieu, conçue par Tolkien comme une version mythique de la Terre, les résultats furent sans surprise: le climat s’aligne étroitement avec celui de l’Europe de l’Ouest et de l’Afrique du Nord, rapportent TopTribune.
Les simulations indiquent que la majorité des précipitations se concentrent sur les Monts Brumeux, tandis qu’un effet d’ombre pluviométrique assèche les régions à l’est, tout comme cela se produit sur notre planète. En revanche, pour Westeros, la situation se complique. Les saisons dans cet univers peuvent durer des années, sans cycle régulier, et les scientifiques peinent à expliciter ces variations climatiques sous une orbite stable.
Le chaos de Westeros
Le climat de Westeros défie une compréhension logique; plusieurs théories tentent d’expliquer cette instabilité, y compris l’hypothèse d’une planète orbitant autour d’un système binaire. Selon la récente étude, un axe de rotation chaotique pourrait être la clé. Si cette planète oscillait de manière imprévisible, l’hiver pourrait devenir permanent dans un hémisphère, tandis que l’autre profiterait d’un été incessant.
Les Lannister sont des Nordiens
Les chercheurs suggèrent que, pour rendre ces saisons variées, une inclinaison de l’axe réduite à environ 10° pourrait être nécessaire, maintenant des zones habitables tout en présentant des hivers particulièrement longs. Cette analyse soulève aussi la question de l’influence d’un satellite disparu sur les conditions climatiques de Westeros, renforçant ainsi la crédibilité des éléments fantastiques de l’œuvre de Martin.
Ce travail vise à familiariser le grand public avec des concepts complexes de la science climatique en utilisant des mondes fictifs. En liant la physique à ces univers, les chercheurs espèrent rendre accessibles des idées telles que la circulation atmosphérique et les effets climatiques.
«Appliquer la physique à des terres fictives est une façon ludique de connecter le public à la science de l’environnement», concluent-ils, faisant écho à l’exigence de Tolkien pour le réalisme dans ses créations.