Des analyses de l'ADN révèlent des contaminations variées sur le suaire de Turin

Des analyses de l’ADN révèlent des contaminations variées sur le suaire de Turin

02.04.2026 12:16
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Le Suaire de Turin : un mystère biologique compliqué par des contaminations multiples

Des analyses ADN récentes ont révélé que le Suaire de Turin porte la marque de nombreuses contaminations au fil des siècles, rendant difficile toute tentative d’identification de son origine réelle, rapporte TopTribune.

Le Suaire de Turin, une relique chrétienne emblématique, a fait l’objet d’études visant à déterminer si elle a véritablement enveloppé Jésus après sa crucifixion. Les analyses ont mis en évidence des traces génétiques d’innombrables personnes et animaux, accumulées au cours des siècles. Mesurant 4,4 mètres sur 1,1 mètre, cette pièce de textile a été documentée pour la première fois en 1354 en France avant d’être transférée à la cathédrale Saint-Jean-Baptiste à Turin, en Italie. Des datations au carbone ont placé sa fabrication entre 1260 et 1390, bien après la mort du Christ, ce qui suscite la controverse parmi certains experts du christianisme.

En 2015, une équipe dirigée par Gianni Barcaccia a analysé des fragments récupérés en 1978, suggérant une possible origine indienne pour le lin utilisé dans sa confection. Barcaccia a découvert une grande diversité d’ADN médiéval et moderne sur ces échantillons, ce qui souligne l’histoire complexe de cette relique, expliquent les chercheurs.

Les analyses ont révélé des traces d’animaux domestiques, tels que des chats et des chiens, ainsi que des poules, des cochons, des chevaux et même des animaux marins comme la morue de l’Atlantique. Des signes de contamination végétale, incluant des carottes et des pommes de terre, ont également été identifiés, suggérant des interactions variées avec de nombreuses personnes et marchandises sur des lieux divers au fil du temps.

Un casse-tête historique complexe

Les auteurs notent que près de 40 % de l’ADN humain découvert pourrait être lié à des lignées indiennes, indiquant potentiellement des contacts historiques avec des régions proches de la vallée de l’Indus. Anders Götherström, de l’Université de Stockholm, met en avant que la plupart des recherches sur la datation du Suaire au XIIIe siècle sont acceptées dans la communauté scientifique. Il reste cependant sceptique face à l’hypothèse d’une origine indienne : « Je ne vois toujours aucune raison de douter de l’origine française du suaire et de sa datation entre le XIIIe et le XIVe siècle, » conclut-il.

La complexité de cette relique réside dans les multiples contaminations ADN qui brouillent les pistes et rendent difficile l’établissement d’un lien direct vers une époque ou une culture spécifique. Alors que les débats continuent, le Suaire de Turin demeure un sujet de fascination tant pour les chercheurs que pour le grand public.

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