Coupe du Monde 2026 : L'Iran participera-t-il vraiment aux matchs aux États-Unis après "Fureur épique" ? Les Bleues préparent la Coupe du Monde 2027.

Coupe du Monde 2026 : L’Iran participera-t-il vraiment aux matchs aux États-Unis après « Fureur épique » ? Les Bleues préparent la Coupe du Monde 2027.

04.03.2026 10:56
2 min de lecture

Une situation inédite se dessine à l’approche de la Coupe du monde 2026, alors que le déclenchement de l’opération américano-israélienne « Fureur épique » contre l’Iran le 28 février soulève des interrogations sur la participation de l’équipe iranienne, qualifiée sportivement, à ce prestigieux tournoi prévu en Amérique du Nord du 11 juin au 19 juillet. La communauté internationale, y compris la FIFA, surveille de près les développements de cette crise, rapporte TopTribune.

Quelle est la position de l’Iran ?

Le président de la Fédération iranienne, Mehdi Taj, a évoqué, bien que brièvement, la possibilité d’un boycott de la Coupe du monde suite à l’escalade des tensions militaires. « Ces événements ne resteront pas sans réponse (…) Mais ce qui est sûr à l’heure actuelle c’est qu’avec cette attaque et cette cruauté, on ne peut pas envisager avec espoir la Coupe du monde », a-t-il déclaré à la télévision iranienne. En conséquence, toutes les rencontres du championnat local ont été suspendues.

La « Team Melli » a été tirée dans le groupe G aux côtés de la Belgique, de l’Égypte et de la Nouvelle-Zélande, avec des matchs programmés à Seattle et à Los Angeles, une ville avec une importante diaspora iranienne qui soutient majoritairement la monarchie Pahlavi renversée en 1979.

Quelle est la position de la FIFA ?

La FIFA adopte une approche réservée face à l’éventualité d’un retrait de l’Iran de la compétition. « Nous avons tenu une réunion. Il est encore trop tôt pour commenter en détail, mais nous suivrons attentivement l’évolution de la situation, sur tous les fronts, à travers le monde », a déclaré Mattias Grafstrom, secrétaire général de la FIFA. Actuellement, aucune discussion n’a été engagée avec la Fédération iranienne au sujet d’un retrait potentiel.

À moins de 100 jours du match d’ouverture, la situation crée une pression considérable sur le président de la FIFA, Gianni Infantino, qui entretient des liens étroits avec le président américain, Donald Trump. La crise impacte également d’autres nations qualifiées comme l’Arabie saoudite, le Qatar et la Jordanie, touchées par les frappes iraniennes.

Y a-t-il eu des précédents ?

Si les Jeux olympiques ont connu des boycotts marquants, notamment en 1980 à Moscou et en 1984 à Los Angeles durant la Guerre froide, la Coupe du monde de football a jusqu’à présent échappé à de tels événements. Bien que menacés par les tensions, les joueurs n’ont jamais réellement exécuté de boycott. Les cas d’exclusion, tels que celui de la Yougoslavie en 1992 lors du championnat d’Europe, ciblent des nations en guerre, une situation qui rappelle la suspension de la Russie des compétitions internationales à la suite de l’invasion de l’Ukraine en 2022.

Que prévoit le règlement ?

La FIFA n’envisage pas le boycott d’une équipe dans ses règlements. Selon des sources internes, une décision spécifique de repêchage pourrait être nécessaire dans le cas d’un retrait. L’article 6 du règlement de la Coupe du monde 2026 évoque la notion de « force majeure », laissant aux organisateurs le pouvoir de prendre les mesures qui s’imposent. En cas de retrait, la FIFA peut remplacer l’association membre concernée. Un éventuel retrait de l’Iran pourrait permettre à une équipe asiatique supplémentaire d’accéder à la compétition. Si l’Irak remportait le barrage intercontinental prévu le 31 mars, il intégrerait le groupe de la France, offrant une ironie géopolitique, l’Irak étant également touché par les attaques iraniennes dans le cadre de l’opération « Fureur épique ».

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