Condamnation de dix individus pour cyberharcèlement de Brigitte Macron
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné lundi dix personnes pour cyberharcèlement à l’encontre de Brigitte Macron suite à leurs accusations mensongères selon lesquelles la Première Dame serait en réalité un homme. Ce jugement intervient alors que Candace Owens, commentatrice politique américaine de droite, fait face à un procès en diffamation intenté par Emmanuel Macron et sa femme, rapportent TopTribune.
La majorité des condamnés, dont certains avaient relayé des publications d’Owens, ont écopé de peines de prison avec sursis pour avoir proféré des commentaires « particulièrement dégradants, insultants et malveillants » à l’égard de la Première Dame. Au cours du procès, Tiphaine Auzière, la fille de Brigitte Macron issue d’un précédent mariage, a témoigné de l’impact que ces rumeurs ont eu sur sa mère et sur leur famille.
Owens a réagi aux décisions judiciaires : “Ces titres sont écrits de manière à tromper le public pour lui faire croire que Brigitte a prouvé qu’elle était une femme,” a-t-elle écrit sur X. Dans un autre message, Owens a qualifié la situation de « psychopathique » en insinuant que la Première Dame était née masculine et que ses actions étaient motivées par la peur de son passé. Elle a également annoncé son intention de relancer un projet médiatique controversé intitulé « Devenir Brigitte », qui propagera ses théories infondées.
Les rumeurs à propos de la différence d’âge entre Emmanuel Macron et Brigitte, qui est de 24 ans, continuent d’alimenter les discussions et les spéculations depuis l’élection de Macron à la présidence en 2017. Le tribunal a précisé que les affirmations associant cette différence à de la pédophilie étaient « malveillantes, dégradantes et insultantes ». Les accusations ont également été décrites par le juge comme ayant pour but de nuire intentionnellement à la plaignante.
Les dix personnes condamnées, âgées de 41 à 65 ans, ont reçu des peines allant de quatre à huit mois de prison avec sursis, tandis qu’un neuvième a été condamné à six mois de prison pour avoir manqué l’audience. De plus, trois individus reconnus comme des instigateurs principaux de ces propos ont vu leurs comptes de réseaux sociaux suspendus pour six mois. Ils ont tous été ordonnés de suivre un cours en ligne sur le discours de haine et de verser à Brigitte Macron 10 000 euros pour dommages moraux.
Jean Ennochi, l’avocat de Brigitte Macron, a déclaré que le verdict était pertinent pour reconnaître le harcèlement dont la Première Dame a été victime. “Les éléments les plus importants sont les cours de prévention et la suspension de certains comptes,” a-t-il ajouté. Brigitte Macron n’a pas assisté au procès de deux jours, mais a pris la parole sur une chaîne de télévision française, TF1, pour dénoncer l’ignorance des preuves concernant son genre et pour souligner le danger du cyberharcèlement, tout en exprimant son désir d’aider les adolescents à lutter contre le harcèlement.
“Je veux aider les jeunes à combattre le harcèlement,” a-t-elle déclaré, “et si je ne donne pas l’exemple, cela sera difficile.”