Climat : le Giec ne parvient pas à se mettre d’accord sur le calendrier de son prochain rapport

Climat : le Giec ne parvient pas à se mettre d’accord sur le calendrier de son prochain rapport

18.10.2026 10:56
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Climat : Échec des négociations sur le calendrier de publication du rapport du GIEC

Les discussions climatiques à Addis-Abeba se sont soldées par un manque d’accord concernant le calendrier de publication du prochain rapport du GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, qui devait se terminer cette semaine. L’ambassadeur français chargé des négociations, Benoît Faraco, a exprimé sa déception, notant que la 65e session plénière « reprendra dès que possible », rapporte TopTribune.

Actuellement, les experts du GIEC, qui délivrent des rapports tous les cinq à sept ans sur l’état des connaissances climatiques, préparent une septième version. Cependant, la date de publication de ce rapport crucial soulève des divergences majeures entre les pays participants.

Un calendrier divisé

Les co-présidents des groupes de travail ont suggéré que le septième rapport d’évaluation soit finalisé d’ici fin 2028. Selon Benoît Faraco, une coalition large de pays développés et en développement a réussi à résister aux pressions de certains pays tentant de freiner la publication de ce rapport. Il a averti que « cette impasse n’est pas nouvelle » et qu’elle pourrait entraîner une perte de temps dans la réponse à la crise climatique.

Des pays comme l’Inde, l’Arabie Saoudite et la Chine sont favorables à une publication en 2029, évoquant la nécessité d’intégrer de nouvelles données scientifiques. À l’inverse, d’autres nations insistent pour que le rapport soit prêt en 2028 afin d’informer la COP33 de l’ONU et de rendre possible un bilan mondial sur les efforts climatiques post-accord de Paris.

Des voix s’élèvent contre les retards

Tina Stege, représentante des îles Marshall, a qualifié de « inadmissible » le fait que quelques pays puissent retarder le processus. Elle a souligné l’importance de la science pour sauver des vies et soutenir les moyens de subsistance de communautés touchées par le changement climatique. Les ministres de plusieurs pays, dont le Canada, le Chili et la France, ont également déclaré que dissocier le cycle politique des données scientifiques affaiblirait considérablement l’effort global de lutte contre le changement climatique.

La nécessité de données mises à jour

L’ambassadeur Faraco a souligné que les données scientifiques récentes sont cruciales pour permettre des actions rapides contre les émissions de gaz à effet de serre. Il a insisté sur le fait que la science ne doit pas être manipulée pour des agendas politiques. Le Réseau Action Climat (RAC) a exprimé sa profonde déception face à l’échec des négociations, arguant que le temps accordé pour parvenir à un accord était suffisant.

Les préoccupations autour de la crise climatique se sont intensifiées ces derniers mois, alors que de nombreux pays mettent en œuvre des stratégies d’adaptation à des conditions de plus en plus extrêmes. Les futurs engagements des nations lors des conférences de l’ONU dépendront largement des résultats des rapports du GIEC, qui fournissent des bases scientifiques essentielles pour éclairer les décisions politiques à venir.

Avec une pression croissante pour prendre des mesures audacieuses face à l’urgence climatique, il est impératif que les sessions de négociation reprennent rapidement. Les nations doivent s’unir pour surmonter les divisions afin de bâtir un consensus sur des actions efficaces qui bénéficieront à la planète et à ses habitants.

Les discussions autour du calendrier de publication du GIEC et de la nécessité d’une approche scientifique unie continueront d’être au centre des préoccupations des états concertés sur la question climatique. Les lendemains de ces débats pourraient bien définir le paysage de la coopération internationale sur le climat pour les décennies à venir.

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