Clermont-Ferrand : le candidat LR Julien Bony met fin à 80 ans de socialisme

Clermont-Ferrand : le candidat LR Julien Bony met fin à 80 ans de socialisme

23.03.2026 07:47
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C’est une bascule « historique ». À Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme, le candidat LR, Julien Bony, a renversé, hier, les socialistes qui tenaient la capitale auvergnate depuis la Libération. Ce cadre commercial de 46 ans a recueilli 50,91 % des suffrages, contre 45,45 % à son rival du PS, le maire sortant Olivier Bianchi, qui briguait un troisième mandat, rapporte TopTribune.

« Nous mettons fin à plus de 80 ans de socialisme qui employait toujours la même politique, les mêmes méthodes, les mêmes équipes. C’est un grand bol d’air qui souffle sur Clermont », a déclaré à l’AFP Julien Bony, exprimant sa satisfaction de voir le soutien des Clermontois pour son projet. Le candidat RN, Antoine Darbois, a quant à lui obtenu seulement 3,64 % des voix.

L’insécurité au cœur de la campagne

Clermont-Ferrand, ville de 150.000 habitants marquée par la tradition ouvrière liée à Michelin, élit des maires socialistes depuis 1944. Toutefois, cette fois-ci, la campagne a été dominée par des préoccupations relatives au narcotrafic et à l’insécurité, exacerbées par plusieurs homicides violents ayant déstabilisé la ville ces derniers mois. Ces problématiques ont été largement portées par la droite.

Le maire sortant avait lancé un grand chantier de rénovation des mobilités urbaines, qui avait provoqué de nombreux travaux et suscité des critiques. À l’issue du premier tour, Julien Bony avait affirmé : « Le bilan du maire sortant a été profondément rejeté et les électeurs doivent s’exprimer s’ils refusent que cette politique perdure ».

De son côté, le maire déchu a exprimé vivre cette défaite « sans regret et sans amertume ». « Et je veux dire à Julien Bony bonne chance pour la suite », a-t-il déclaré sur France 3 Auvergne, en s’engageant à laisser une ville « bien gérée ». Il a cependant fustigé « les électeurs de droite et de droite extrême qui ont fait alliance dans les urnes ». Le RN avait obtenu 11,29 % des suffrages au premier tour et s’était maintenu après avoir tendu la main à Julien Bony, qui avait refusé cette collaboration.

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