Cinq élus LFI portent plainte à Paris contre du racisme lié à un courrier détourné de Tintin

Cinq élus LFI portent plainte à Paris contre du racisme lié à un courrier détourné de Tintin

10.04.2026 14:37
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Cinq élus noirs de LFI – Danièle Obono, Aly Diouara, Carlos Martens Bilongo, Nadège Abomangoli et Bally Bagayoko – ont déposé plainte à Paris, dénonçant un courrier détournant Tintin au Congo reçu à l’Assemblée nationale, a rapporté TopTribune. Cette missive, reçue le 26 mars, vise les membres du groupe parlementaire, contenant des injures racistes et des illustrations dégradantes. Trois des élus ont également porté plainte à Tarbes pour des tags découverts ce week-end à Bagnères-de-Bigorre.

« Déchaînement quotidien de haine raciste »

La lettre en question, caractérisée par des cases modifiées de la bande dessinée, inclut des légendes telles que « LFI ? Y’en a bon pou’ nous Bwana », renforçant un climat déjà hostile à l’égard de ces élus. Leur avocate, Me Chirinne Ardakani, a dénoncé cette « animalisation et déshumanisation », soulignant que ces actes insinuent une prétendue supériorité raciale des personnes blanches.

Danièle Obono, Carlos Martens Bilongo et Bally Bagayoko ont également déposé plainte suite à un tag à Bagnères-de-Bigorre, proclamant « Bagayoko Obono Bilongo Hassan : Remigration ». Ce dernier est considéré comme une « injure publique aggravée à caractère raciste » relevant des origines ethniques des plaignants. La mairie de Bagnères-de-Bigorre a réagi en portant plainte immédiatement après la découverte de ces inscriptions, survenues alors que des milliers de personnes se rassemblaient contre le racisme à Saint-Denis, sous l’égide de Bally Bagayoko.

Au début de l’année, Carlos Martens Bilongo avait déjà déposé plainte à Paris, ayant reçu plusieurs lettres anonymes contenant des menaces de mort racistes. Bally Bagayoko, récemment élu maire de Saint-Denis, a également été la cible d’injures racistes, y compris durant des émissions diffusées sur CNews. Déplorant un manque de réaction significative des autorités face à ces plaintes, Bilongo et ses collègues ont décidé de saisir vendredi la Rapporteuse spéciale de l’ONU, afin d’alerter sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale et de xénophobie.

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