Chômage des jeunes non diplômés : une crise qui s'aggrave.

Chômage des jeunes non diplômés : une crise qui s’aggrave.

18.02.2026 10:56
2 min de lecture

Abandonner ses études avant d’obtenir un diplôme influence significativement le parcours professionnel des individus. Selon les dernières statistiques fournies par l’Insee, il existe une relation indéniable entre le décrochage scolaire, un taux de chômage élevé, et la multiplication des contrats précaires. Pour les jeunes, cet enjeu est crucial, car il est prouvé qu’un niveau d’éducation adéquat constitue l’un des meilleurs moyens de prévenir l’exclusion du marché du travail, rapporte TopTribune.

Un risque de chômage considérablement amplifié après l’abandon scolaire

Les données rapportées par Le Point révèlent qu’en 2024, 19,7 % des jeunes âgés de 15 à 34 ans ont interrompu leur formation avant l’obtention de leur diplôme. Cela signifie qu’environ un jeune sur cinq a subi une interruption de ses études. Cette situation a des conséquences directes sur l’accès à l’emploi, car la corrélation entre niveau d’études et chômage est clairement établie par l’Insee. L’institut souligne que bien que la réussite académique ne garantisse pas l’emploi, elle augmente les chances d’y accéder, certifiant que posséder un diplôme réduit significativement le risque de chômage.

Précisément, les jeunes ayant mis un terme à leur scolarité sont beaucoup plus susceptibles d’être confrontés à des périodes de chômage. Selon des informations de BFMTV, près d’un jeune sur quatre qui a définitivement abandonné ses études se retrouve au chômage, tandis qu’un sur cinq est engagé sous un contrat à durée déterminée ou intérimaire. Ainsi, autour de 25 % des décrocheurs est confiné à une situation de chômage, tandis que près de 20 % sont dans des emplois précaires. Plus le niveau d’éducation est bas, plus il est difficile d’accéder à un emploi stable. À l’inverse, les diplômés réussissent plus souvent à accéder à des contrats de durée indéfinie et rencontrent moins de périodes de chômage prolongé.

Des débuts professionnels souvent marqués par la précarité et le chômage partiel

Le chômage ne se limite pas simplement à l’absence d’emploi. L’Insee inclut également dans ses analyses le concept de « halo autour du chômage » et le phénomène de sous-emploi. En décembre 2023, l’institut a observé que 23 % des jeunes ayant terminé une formation initiale entre un et quatre ans auparavant se trouvaient en situation d’emploi insatisfaisant, englobant le chômage, une sédentarité proche du chômage ou une activité à temps partiel subie. L’insertion professionnelle des jeunes s’avère donc précaire durant les premières années. Cette instabilité est encore plus accentuée chez ceux ayant quitté le système éducatif sans qualification.

Dès lors, l’abandon scolaire peut engendrer non seulement un risque immédiat de chômage, mais également une ascension vers une situation durable de précarité. Un jeune qui débute sa carrière avec des contrats temporaires est plus enclin à faire face à des interruptions d’emploi.

Il est fondamental de noter que quitter le parcours scolaire ne mène pas inéluctablement à l’inactivité. Certains jeunes choisissent de reprendre des études à un moment ultérieur. D’autres parviennent à se stabiliser progressivement sur le marché de l’emploi. Néanmoins, les statistiques de l’Insee témoignent d’un risque de chômage manifestement plus élevé au départ pour ceux qui quittent l’école sans diplôme.

Comprendre le lien entre le parcours éducatif et le risque de chômage est essentiel pour les jeunes, afin de bien évaluer les conséquences d’un abandon scolaire. En conclusion, l’Insee transmet un message limpide : si le diplôme ne garantit pas une embauche immédiate, il constitue néanmoins un atout indispensable contre le chômage.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER