
L’avocat d’Elon Musk, Alex Spiro, a récemment envoyé une lettre au réalisateur Alex Gibney, l’accusant de diffamation et de diffusion de fausses informations au sujet d’un documentaire consacré à la vie du milliardaire. Selon des sources rapportées par le média People, l’avocat a menacé de poursuivre Gibney en justice.
Cette lettre représente également une mise en garde à tous ceux qui participent à la diffusion ou à la promotion du film, que ce soit Alex Gibney lui-même, la société de production Jigsaw, ou les diffuseurs tels que HBO, Bleecker Street et Universal.
Alex Gibney’s four-hour documentary « Musk » on the stock promotion behind $TSLA received a four-minute standing ovation at its premiere today, with some critics calling it Gibney’s most important work to date. @alexgibneyfilm, you should’ve asked me for the #Teslanos front cover. pic.twitter.com/98uvm9sVP5
— Situational Bearrorist Yolo Vision Fund LLC (@yoloption) September 8, 2026
Une lettre qui dénonce une enquête biaisée
Dans une lettre datée du 3 septembre 2026, Alex Spiro reproche à Alex Gibney d’avoir orienté son documentaire en fonction de conclusions déjà établies, négligeant ainsi une investigation objective. « Ce projet n’a pas été initié comme une enquête, mais comme une conclusion préexistante », s’exprime Alex Spiro. Il souligne également que l’équipe du documentaire a refusé de s’engager dans un dialogue, malgré les multiples tentatives de son équipe juridique pour entrer en contact.
Le documentaire, d’une durée de quatre heures, a été primé lors de sa première au Festival du film de Venise le 8 septembre 2026. Il retrace le parcours d’Elon Musk, originaire d’Afrique du Sud, devenu entrepreneur emblématique de la Silicon Valley dans les années 2000, avant de devenir le premier trillionnaire de l’histoire. Le film aborde également ses années de jeunesse et sa relation avec ses 14 enfants.
Une séquence en particulier suscite l’indignation d’Alex Spiro. Ashley St. Clair, ancienne influenceuse conservatrice et ex-compagne d’Elon Musk, y déclare que le milliardaire affichait un « degré de certitude » inégalé concernant la victoire de Donald Trump. Elle présente également un message texte dans lequel Musk évoque la présence de dix mille lasers dans l’espace, tout en restant floue sur un éventuel lien avec Starlink.
Selon Alex Spiro, cette séquence implique qu’Elon Musk aurait pu utiliser Starlink pour influencer les élections présidentielles américaines de 2024, remportées par Trump. L’avocat insiste sur le fait que le service n’était pas impliqué dans le processus de comptage des votes. D’après lui, le documentaire pourrait être considéré comme diffamatoire en raison de la juxtaposition, de la mise en scène, de la narration, ou de l’omission de faits exculpatoires, bien que cela ne vise personne directement.
« Nous vous invitons à vérifier vos informations auprès de sources fiables. Faute de quoi, nous n’hésiterons pas à agir en conséquence », déclare-t-il.
Jigsaw invoque le premier amendement
La société de production Jigsaw a répondu via une déclaration durant au Hollywood Reporter, affirmant que l’examen critique des personnalités publiques fait partie des protections offertes par le premier amendement de la Constitution américaine. Elle encourage tous, y compris ceux proches d’Elon Musk, à défendre ce principe, considérant que Musk lui-même se proclame un ardent défenseur de la liberté d’expression.
Alex Gibney, un réalisateur oscarisé, est connu pour avoir déjà traité des sujets controversés tels que l’Église de scientologie et le cyberespionnage. Le magazine Variety a décrit « Musk » comme un portrait acerbe, tandis que Deadline le caractérise comme présentant un milliardaire mesquin, narcissique et cruel.
À l’annonce de ce projet en mars 2023, Musk avait déjà qualifié le documentaire de « pamphlet ». L’homme d’affaires a intensifié ses critiques contre Gibney sur X, le réseau dont il est propriétaire, le qualifiant de vieil homme amer, déconnecté de la réalité et manquant d’intégrité. Il a relancé ses attaques, insistant sur le fait qu’il s’agit d’un « pamphlet biaisé qui rate son objectif ».
Le documentaire « Musk » sera disponible dans les prochains jours.