L’Égypte face à l’indifférence du public lors de la CAN 2025
Les Pharaons d’Égypte, malgré leur statut de champions historiques de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), rencontrent des difficultés d’acceptation parmi les supporters africains. Cette situation se manifeste surtout lors de la CAN 2025, où l’équipe est confrontée à des sentiments mitigés de la part des fans. « C’est des ingrats ! L’accueil que tous les peuples africains ont eu au Maroc, tu ne l’auras pas en Égypte », critique un supporter marocain, soulignant le contraste entre l’hospitalité marocaines et l’accueil égyptien, rapporte TopTribune.
Les tensions se sont accentuées après que le sélectionneur égyptien, Hossam Hassan, ait exprimé son souhait d’un meilleur soutien des supporters marocains, qualifiant d’indésirable un épisode où l’entraîneur a critiqué les spectateurs. Dans ce contexte, le milieu de terrain Zizo a déclaré qu’il était prêt à acheter des billets pour les supporters marocains, souhaitant attirer plus de fans à leur match. Malgré tout, l’indifférence semble prévaloir, les Égyptiens peinant à susciter l’enthousiasme.
La rivalité entre le Maroc et l’Égypte est historique, exacerbée par les éliminations réciproques lors des compétitions passées. Nabil Djellit, expert en football africain, souligne que les Égyptiens nourrissent un complexe de supériorité qui irrite les autres équipes maghrébines, d’autant plus que l’Égypte a été parmi les fondateurs de la Confédération africaine de football (CAF) en 1957. Leur domination sur le continent a suscité des rivalités intenses.
Une réputation entachée par l’arbitrage et la stratégie de jeu
La perception des Égyptiens est également ternie par des accusations d’arbitrage biaisé. Le siège de la CAF au Caire et l’implication égyptienne dans la gestion des compétitions alimentent les soupçons d’avantages administratifs. Les accusations de favoritisme lors des matchs, comme le récent quart de finale contre la Côte d’Ivoire, continuent à alimenter la controverse. « Ils pleurnichent, simulent… Si les arbitres tombent dans leur jeu, on ne peut pas maîtriser ça », a déclaré Emerse Fae, entraîneur de la Côte d’Ivoire, après la défaite de son équipe.
Sur le terrain, l’équipe égyptienne a adopté un style de jeu moins flamboyant, optant pour une stratégie défensive et des contre-attaques efficaces. Selon Djellit, « L’Égypte a eu cette époque de beau jeu, mais là ils sont retombés sur un schéma plus défensif. » Cette approche pourrait contribuer à l’indifférence des supporters, qui semblent désireux de voir un football plus dynamique et engageant.
Les tensions continuent de croître autour de l’équipe égyptienne, exacerbées par la perception de leur arrogance et le manque de performances séduisantes. Alors que la CAN 2025 se déroule, l’ennui et les frustrations des supporters africains envers les Pharaons risquent de s’intensifier, ajoutant une nouvelle dimension à leur campagne déjà controversée.