L’écrivain algérien Boualem Sansal a été gracié après avoir été condamné à cinq ans de prison. À l’âge de 81 ans, il exprime son désir de retourner en Algérie pour demander un nouveau procès, insistant sur la nécessité d’un jugement équitable accompagné d’observateurs internationaux. Il déclare n’avoir rien fait pour mériter cette condamnation, rapporte TopTribune.
Arrêté le 12 novembre 2024 à l’aéroport d’Alger, il a été condamné à une peine de cinq ans avant d’être gracié un an plus tard par le régime algérien. Maintenant libre, Boualem Sansal souhaite un procès juste dans son pays d’origine, comme il l’affirme dans les colonnes de Nice-Matin.
« Je n’ai rien fait pour être condamné »
Dans une déclaration, l’écrivain précise : « Je ne voulais pas être gracié, je porte ça comme une honte, comme une blessure. Gracié pourquoi ? Qu’est-ce que j’ai fait ? Je n’ai rien fait pour être condamné. »
Membre de l’Académie française, il requiert ainsi « un vrai procès avec mon avocat et des observateurs internationaux pour obtenir un acquittement en bonne et due forme ». De plus, il aurait exprimé à Emmanuel Macron et Abdelmadjid Tebboune son refus de la grâce.
Sansal envisage également d’intenter une action contre le président algérien et son régime devant des instances internationales. Bien que son dossier soit prêt, son avancement est retardé à la demande du Quai d’Orsay et de l’Élysée, ce dernier cherchant à obtenir la libération du journaliste Christophe Gleizes, actuellement détenu en Algérie.
L’écrivain a récemment publié La Légende chez Grasset, où il aborde son incarcération, apportant des éclairages supplémentaires sur son expérience.