Avc : comprendre les enjeux d'une des principales causes de décès mondiales

Avc : comprendre les enjeux d’une des principales causes de décès mondiales

02.11.2026 17:37
3 min de lecture

1 – Qu’est-ce qu’un AVC ?

Un adulte sur quatre sera victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC) au cours de sa vie. Il existe deux types d’AVC : l’AVC ischémique, provoqué par l’obstruction d’une artère cérébrale, et l’AVC hémorragique, caractérisé par un saignement dans le cerveau consécutif à la rupture d’un vaisseau sanguin, représentant environ 20 % des cas, rapporte TopTribune.

2 – Quels sont les signes à reconnaître ?

Un seul de ces signes doit alerter et conduire à appeler immédiatement les secours :

  • déformation du visage ;
  • faiblesse soudaine dans un bras ou une jambe ;
  • difficultés à parler : les mots ne viennent plus ou la parole devient incompréhensible ;
  • perte de la vision d’un œil, diminution soudaine du champ visuel ;
  • troubles de l’équilibre ou une perte de coordination apparaissent.

3 – Comment l’AVC est-il pris en charge ?

Il est essentiel d’agir le plus vite possible : plus le traitement est précoce, plus les chances de limiter les séquelles sont importantes. Dans le cas d’un AVC ischémique, deux traitements peuvent être envisagés selon la situation du patient : la thrombolyse, qui vise à dissoudre le caillot à l’aide d’un médicament, et la thrombectomie mécanique, qui consiste à retirer le caillot grâce à un dispositif introduit dans les vaisseaux sanguins.

La prise en charge d’un AVC hémorragique vise à contrôler le saignement et à limiter ses conséquences. Une intervention chirurgicale peut être envisagée, elle n’est toutefois pas indiquée dans tous les cas.

4 – Faut-il appeler les secours si les symptômes ont disparu ?

Oui, l’urgence demeure même si les symptômes disparaissent. Il s’agit alors d’un accident ischémique transitoire (AIT) qui entraîne un risque particulièrement élevé de survenue d’un AVC dans les heures qui suivent.

5 – Pourquoi les femmes sont-elles particulièrement concernées ?

Selon les chiffres avancés par l’Inserm, l’AVC est la première cause de mortalité chez les femmes, avec 17 352 décès en 2024, contre 12 703 décès liés au cancer du sein. Sur quelque 31 000 décès par AVC enregistrés chaque année, 58 % concernent des femmes.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette situation, notamment les spécificités hormonales et certains facteurs de risque communs aux deux sexes, dont les effets peuvent être plus marqués chez les femmes (diabète, fibrillation auriculaire, hypertension artérielle). Celles-ci peuvent aussi présenter des symptômes spécifiques : souffle court, hallucinations, nausées, modification de la personnalité, vertiges et perte de connaissance, crise d’épilepsie.

6 – Peut-on subir un AVC avant 65 ans ?

L’âge est effectivement un facteur de risque d’AVC. En France, près des trois quarts des adultes hospitalisés pour un AVC en 2022 avaient 65 ans ou plus, et la moitié avaient plus de 75 ans. Mais l’AVC ne concerne pas uniquement les personnes âgées : un adulte sur quatre victime d’un AVC a moins de 65 ans. Les enfants peuvent également être touchés, avec 500 à 1 000 cas par an. Deux tiers d’entre eux conserveraient des séquelles, qui peuvent parfois se manifester plusieurs années après l’accident.

7 – Peut-on prévenir un AVC ?

Selon la Société française neurovasculaire, agir sur cinq leviers pourrait réduire de 80 % le risque d’AVC : contrôler sa pression artérielle, adopter une alimentation saine, surveiller son cholestérol, pratiquer une activité physique régulière et arrêter de fumer.

Concrètement, il est recommandé de privilégier les fruits et les légumes, de limiter sa consommation de sel, de bouger régulièrement et de faire contrôler ses facteurs de risque par un professionnel de santé. Par exemple, alors que l’hypertension artérielle est le principal facteur de risque d’AVC, seuls 50 % des hypertendus connaissent leur situation, 50 % reçoivent un traitement médicamenteux, 25 % ont une pression artérielle contrôlée.

8 – Quelle vie après un AVC ?

En 2024, 860 500 personnes étaient prises en charge pour des séquelles d’AVC. La récupération peut être longue et difficile : retrouver ses capacités motrices constitue souvent un défi, tout comme faire face à la fatigue, aux troubles de la concentration, à l’anxiété ou à l’irritabilité. Une dépression survient dans l’année suivant un AVC chez environ 30 % des patients.

Le suivi après l’hospitalisation reste un point faible de la prise en charge. Dans son rapport publié le 29 octobre 2025, la Cour des comptes dénonçait une organisation « mal articulée » et des « défauts de suivi augmentant les risques de récidive ».

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