Attentat raciste à Trappes : tensions à l'Assemblée, Lecornu accuse la gauche de désertion

Attentat raciste à Trappes : tensions à l’Assemblée, Lecornu accuse la gauche de désertion

27.10.2026 18:07
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Hommage aux victimes de l’attentat raciste de Trappes

Une minute de silence a été observée en mémoire des victimes de l’attentat raciste survenu à Trappes et La Verrière, où Pengo Bossio Wangi a été tué le 23 octobre par un assaillant animé par une haine manifeste « des Noirs et des Arabes ». Cette minute de respect a également été dédiée aux personnes blessées par les tirs de Kévin T. La scène qui a suivi a été marquée par un débat houleux parmi les députés présents dans l’Hémicycle, rapporte TopTribune.

La situation s’est envenimée lorsque les députés socialistes et écologistes ont quitté la séance en protestation contre les remarques du nouveau président du groupe Rassemblement national, Sébastien Chenu, qui a dénoncé les « minables récupérations politicardes » de l’opposition de gauche.

Réactions du gouvernement

Cette attitude n’a pas été bien accueillie par le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a réagi en accusant la gauche de « recel politicien » après l’attentat de Trappes. « Vous devriez justement être présents dans cet hémicycle, ne pas avoir déserté, mener le débat, défendre l’unité et les valeurs de la République », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de la cohésion et de la responsabilité des élus.

En réponse à une question de l’écologiste Cyrielle Chatelain, Lecornu a également évoqué le climat « nauséabond » qui pourrait inciter à des actes de violence. « Il y a des gens qui portent des discours et des mots qui finissent par en armer d’autres qui, eux, passent à l’acte », a-t-il affirmé, adoptant des propos résonnants avec ceux du maire de Trappes, Ali Rabeh, présent dans le public.

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