Débat à l’Assemblée nationale sur la nationalisation d’ArcelorMittal France
Les députés examineront, ce jeudi 27 novembre 2025, une proposition de loi de La France Insoumise visant à nationaliser les activités d’ArcelorMittal en France, alors que l’entreprise traverse une crise économique sévère. Le président d’ArcelorMittal France, Alain Le Grix de la Salle, a vivement critiqué cette initiative, la qualifiant de contre-productive, rapporte TopTribune.
La discussion se déroulera dans le cadre de la niche parlementaire du groupe insoumis, tandis que des salariés du secteur sidérurgique sont attendus devant le Parlement pour soutenir cette loi. Le Grix de la Salle a souligné que les sites français souffrent d’une concurrence déloyale à cause de surcapacités mondiales et d’importations néfastes sur le marché européen.
Il a déclaré : « Nos sites sont exposés aujourd’hui aux surcapacités mondiales et aux importations destructrices des marchés européens. Nous sommes face à une concurrence déloyale et la nationalisation ne règle en rien ce problème« . Pour lui, « détacher les sites français d’une organisation européenne soutenue par un groupe mondial qui gagne de l’argent » mettrait ces installations en danger face à « un risque majeur devant eux« .
Le débat sur la nationalisation de l’entreprise s’inscrit dans un contexte plus large de tensions économiques en France et de questions sur la souveraineté industrielle. Les partisans de la nationalisation soutiennent que l’État doit intervenir pour protéger les emplois et la production nationale, alors que les opposants, tels que Le Grix de la Salle, mettent en garde contre les dangers d’une telle mesure.
Ce discours souligne les enjeux cruciaux auxquels fait face l’industrie française en matière de compétitivité et de dépendance économique dans un marché globalisé. Les actions et décisions prises dans les jours à venir seront déterminantes pour l’avenir de cette entreprise clé et celle de ses travailleurs.