Après Shein, l'État intente une action en justice contre Aliexpress et Joom.

Après Shein, l’État intente une action en justice contre Aliexpress et Joom.

26.11.2025 14:07
2 min de lecture

L’État français a décidé de prendre des mesures fermes à l’égard des plateformes de vente en ligne. Suite à sa plainte contre Shein, il se prépare à intenter une action contre deux autres géants : Aliexpress et Joom. La raison évoquée est la commercialisation de poupées pédopornographiques, rapporte TopTribune.

L’État porte plainte contre Aliexpress et Joom

Ce mercredi 26 novembre 2025, le gouvernement français a annoncé qu’il engagera des poursuites judiciaires contre Aliexpress et Joom en raison de la vente de poupées à caractère pédopornographique. Après la plainte contre Shein, l’exécutif accentue son offensive contre les abus liés au e-commerce. Ces objets, qui représentent des mineurs dans des situations inappropriées, constituent une violation du Code pénal. Cette situation met en avant les faiblesses persistantes de la régulation numérique alors que les marketplaces internationales continuent de croître.

Serge Papin, le ministre du Commerce, a exprimé ses préoccupations face au climat d’impunité qui règne sur ces plateformes. « Il est impératif de mettre un terme au Far West numérique », a-t-il déclaré lors d’une intervention sur TF1. Selon ses dires, Aliexpress et Joom ont laissé la vente de poupées à caractère pédopornographique se produire, certaines d’entre elles simulant des enfants, ce qui enfreint la législation française. Le gouvernement souhaite rappeler qu’aucun acteur économique n’est exempté de la loi nationale face à des produits illégaux commercialisés auprès des consommateurs français.

Cette démarche s’inscrit dans la continuité d’une plainte récente contre Shein, également accusé d’infractions similaires. En moins de dix jours, trois plateformes internationales se retrouvent ainsi sous le feu de la justice. L’enquête a été confiée à la Brigade de protection des mineurs (BPM) et est supervisée par le parquet de Paris. Les enquêteurs travaillent à déterminer la responsabilité des sociétés mères et la chaîne d’approvisionnement de ces produits, souvent produits en dehors de l’Union européenne.

Des poupées illégales, symbole des dérives du e-commerce mondial

Les autorités françaises soulignent que les produits en question représentent des enfants dans des situations inappropriées. « Les articles incriminés étaient manifestement destinés à représenter des mineurs », conformément à une déclaration de la BPM. Cette caractérisation positionne ces objets dans le cadre des représentations pédopornographiques, dont la diffusion, la possession ou la fabrication sont strictement interdites en France.

Depuis septembre 2025, le ministère de l’Intérieur a recensé plus de 200 signalements concernant des ventes de poupées pédopornographiques sur des plateformes en ligne. Ces chiffres reflètent l’ampleur de ce phénomène inquiétant. Le ministère de la Justice insiste sur le fait qu’« aucune plateforme ne peut se soustraire à la loi française lorsqu’il s’agit de protéger les enfants ». Les autorités décrivent maintenant un « problème structurel » dans le numérique, où la prolifération d’objets illicites est facilitée par des systèmes de revente fragmentés et des hébergements situés à l’étranger.

La France a sollicité la Commission européenne pour une mise en œuvre accélérée du Digital Services Act (DSA). Ce règlement impose aux grandes plateformes de renforcer le contrôle sur les contenus et les produits mis à la vente. L’objectif est clair : obliger les marketplaces à filtrer proactivement les produits illégaux et à collaborer avec les autorités nationales.

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