Marine Le Pen face à la cour d’appel dans l’affaire des assistants parlementaires européens
Le procès des assistants parlementaires européens du Rassemblement national (RN), anciennement Front national, s’achève ce mercredi 11 février 2026 devant la cour d’appel de Paris, avec des plaidoiries des avocats de Marine Le Pen attendues cet après-midi, rapporte TopTribune.
Après quatre semaines de débats, les avocats de l’ancienne présidente du RN, Sandra Chirac Kollarik et Rodolphe Bosselut, prévoient d’intervenir successivement pour une durée de quatre à cinq heures. Leur objectif est non seulement d’obtenir la relaxe pour Marine Le Pen, mais aussi de réduire la portée de la condamnation prononcée lors du premier procès. Auparavant, l’avocat du RN doit plaider dans la matinée.
Le parquet général a requis une condamnation générale, incluant quatre ans de prison dont un ferme contre Marine Le Pen, ainsi qu’une amende de 100 000 euros et une peine d’inéligibilité de cinq ans, non assortie d’exécution provisoire. Cette situation complique les aspirations politiques de Le Pen, alors qu’elle envisageait une nouvelle candidature à la présidence.
Marine Le Pen est accusée de « détournement de fonds publics » pour avoir employé des assistants parlementaires entre 2004 et 2016, financés par le Parlement européen, dont les fonctions étaient exclusivement consacrées aux intérêts du RN. Le contexte juridique devient ainsi un enjeu crucial pour l’avenir politique de la dirigeante d’extrême droite.
- Condamnation demandée par le parquet général. Lors du procès, le parquet a souligné le siphonnage de fonds publics et a soutenu la nécessité d’une condamnation à l’encontre de tous les prévenus impliqués.
- Un avenir politique incertain. Marine Le Pen a déclaré clairement qu’elle ne se présenterait pas à la présidentielle si sa peine était confirmée.
- Pratiques contestées. Dix cadres du RN sont également jugés pour leur implication dans ce système d’assistance parlementaire inappropriée.