À l'affiche : « Un jour avec mon père », « La Couleuvre noire », « Une jeunesse indienne »

À l’affiche : « Un jour avec mon père », « La Couleuvre noire », « Une jeunesse indienne »

24.03.2026 20:07
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Du Nigeria avec Akinola Davies Jr., de Colombie avec Aurélien Vernhes-Lermusiaux ou d’Inde avec Neeraj Ghaywan, trois récits puissants ancrés dans les territoires et leur histoire.

Le film Un jour avec mon père d’Akinola Davies Jr. présente l’histoire de deux jeunes garçons découvrant Lagos pour la première fois, confrontés au tumulte et à la violence de la grande ville. Ce récit se déroule au Nigeria en 1993, pendant une période électorale marquée par l’espoir et la peur. Folarin, leur père, les emmène dans un monde complexe où leurs perceptions innocentes sont ébranlées par des rencontres inattendues et le climat politique tendu, rapporte TopTribune.

Alors que l’opposition est censée gagner les élections, les enfants ressentent l’effervescence de la ville, avec ses couleurs, ses bruits et ses dangers. Cette première expérience d’un monde extérieur instable est magnifiquement mise en scène par le réalisateur britanno-nigérian, qui évoque à travers son œuvre une palette d’émotions variées, allant de la tendresse à la violence.

Le film, qui explore des thèmes de la masculinité, de l’identité et de l’héritage familial, se révèle être une œuvre significative pour Nollywood, qui n’a pas toujours su représenter des récits aussi nuancés. Le père est perçu à travers les yeux de ses fils, oscillant entre admiration et peur, alors que les tensions politiques et sociales exacerbent l’instabilité de leur milieu.

Le projet de La Couleuvre noire d’Aurélien Vernhes-Lermusiaux suit Ciro, un homme qui retourne dans son village natal après la mort de sa mère dans une ferme isolée. Ce retour est marqué par l’hostilité des villageois, qui représente un reflet des luttes internes face à un environnement aussi hostile que fascinant. Les paysages, organisés entre rocaille et beauté sauvage, deviennent des personnages à part entière de cette narration.

Parallèlement, Une jeunesse indienne de Neeraj Ghaywan soulève des questions sur la marginalisation des minorités en Inde, notamment les dalits et les musulmans. À travers le parcours de deux amis, le film montre les défis d’une société qui lutte pour la reconnaissance tout en étant piégée par des inégalités systémiques. La pandémie de Covid-19 aggrave cette situation, révélant la brutalité de leurs réalités face à des circonstances tragiques.

Ces trois films, par leur approche innovante et leur capacité à raconter des histoires ancrées dans les réalités sociales de leurs pays, facilitent un dialogue essentiel sur des questions de injustices, de mémoire collective et de redéfinition des identités culturelles.

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