Retour inquiétant de Trump au Forum économique mondial de Davos
Le président Donald Trump fait son retour au Forum économique mondial à Davos, cette fois dans un contexte de tensions croissantes avec les alliés des États-Unis, notamment à cause de ses menaces de s’emparer du Groenland, d’un conflit commercial transatlantique en expansion et d’une inquiétude grandissante quant à un pouvoir américain devenu imprévisible, rapporte TopTribune.
Sa présence à Davos survient alors que les dirigeants mondiaux se préparent à un discours qui pourrait marquer un tournant pour sa présidence, mise à mal par des taux d’approbation en baisse et une réponse croissante aux raids d’immigration. Ce discours pourrait tester sa volonté de rassurer ses alliés, comme il l’avait fait en 2018, ou de formaliser une doctrine de coercition.
Lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche, Trump a déclaré qu’il mettrait en avant les succès américains, affirmant : « Je vais parler du succès énorme que nous avons eu en un an. » Pendant ce temps, des leaders mondiaux, tels que le Premier ministre canadien Mark Carney et le président français Emmanuel Macron, ont exprimé des critiques voilées sur la conduite de Trump, avertissant d’un « rupture » dans l’ordre mondial.
Les remarques des dirigeants sont survenues après que Trump a publié une image générée par IA le montrant avec un drapeau américain au Groenland, affirmant que « le Groenland est impératif pour la sécurité nationale et mondiale ». Cette situation a perturbé l’ouverture d’un forum censé se concentrer sur l’intelligence artificielle, la croissance économique et le changement climatique.
Pour sa part, Macron a déclaré que l’Europe ne se soumettrait pas aux « intimidateurs » et préférait « l’état de droit à la brutalité ». Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a souligné la nécessité pour l’Europe de développer son indépendance et de renforcer ses liens commerciaux avec d’autres partenaires.
Les tensions ont poussé le Danemark et ses partenaires de l’OTAN à renforcer leur présence au Groenland, tandis que les dirigeants de l’île ont indiqué revoir leurs plans de préparation civile au cas où la situation s’aggraverait. Dans ce contexte, le discours de Trump est devenu le sujet incontournable de cette rencontre, bien que les critiques se soient généralement gardées de le nommer directement.
Alors que le Forum réunit environ 3 000 participants, dont 65 chefs d’État et des centaines d’exécutifs d’entreprise, la délégation des États-Unis est présentée comme la plus importante de l’histoire de Davos, avec plusieurs membres du Cabinet présents. Un responsable de la Maison-Blanche a indiqué que Trump mettrait l’accent sur la nécessité de dépasser la stagnation économique liée aux politiques passées, tout en projetant une image de puissance américaine à l’international.
Avec des accusations de gouverneurs démocrates exhortant les leaders mondiaux à résister à Trump, la réunion de Davos s’affirme comme un moment crucial pour l’avenir des relations internationales et le rôle des États-Unis sur la scène mondiale.