Municipales : Le Rassemblement national remporte 24 villes au premier tour
Dimanche 15 mars, lors du premier tour des élections municipales, le Rassemblement national (RN) a conquis 24 communes, dont certaines situées dans le sud de la France, tout en réussissant à maintenir sa présence dans ses bastions du nord, notamment à Hénin-Beaumont et Bruay-La-Buissière. À Bruay, où le maire sortant, Ludovic Pajot, a été réélu avec une large majorité de 81,44 % des voix, le succès du parti attire l’attention sur une dynamique électorale en cours, rapporte TopTribune.
Plus de 33 300 villes ont changé de maire à l’issue de ce scrutin. Parmi celles-ci, le RN a réalisé des percées notables, comme à Harnes et Louison-sous-Lens, des localités traditionnellement fragiles sur le plan social. Le parti de Marine Le Pen continue ainsi de capitaliser sur des promesses locales, notamment en matière de sécurité et de propreté, qui semblent résonner auprès des électeurs.
Dans un café de Bruay-La-Buissière, le E-Country, des habitués se réunissent pour discuter des nouvelles locales tout en suivant des courses hippiques en fond sonore. Henriette, une fidèle cliente, déclare avoir voté pour M. Pajot, soulignant son engagement envers les jeunes, tout en restant consciente du changement que le maire a opéré dans la ville, notamment à travers la création d’un office de la jeunesse. « Le précédent maire n’a pas fait grand-chose pour nous », confie-t-elle, « donc je me suis rabattue sur le RN. Et je ne le regrette pas. »
« Le maire précédent n’a pas fait beaucoup pour nous, donc je me suis rabattue sur le RN. Et je ne le regrette pas. »
Henriette, électrice RN
Autour de la table, d’autres parieurs partagent leur enthousiasme pour la victoire écrasante de Pajot. Un homme souligne l’importance d’une telle élection : « Vous en voyez beaucoup des maires élus à 80 % ? C’est quand même extraordinaire. » Selon lui, les efforts du maire pour améliorer les conditions de vie des citoyens, telles que des initiatives pour aider les personnes âgées à se rendre dans les cimetières, méritent d’être reconnus.
Francis, un autre électeur, qui a également soutenu Pajot, insiste sur le fait que peu importe son affiliation politique, seul le bien-être de la communauté compte. « Je vous assure, en toute honnêteté, j’en ai rien à foutre du RN. Je juge l’homme pour ma commune. La propreté, la sécurité, c’est tout ce qui m’intéresse », explique-t-il.
« Je sais que j’ai voté RN, mais s’il avait été socialiste, j’aurais voté socialiste ! »
Francis, électeur RN
En face de Ludovic Pajot, Samuel Courtin, un jeune candidat de 21 ans à la tête d’une liste citoyenne, a recueilli seulement 18,56 % des voix. Francis admet qu’il a lu le programme de Courtin et qu’il n’était pas sans mérite, mais il n’a pas hésité à voter pour le sortant : « Cette course-là était déjà jouée d’avance. »