À 72 ans, Aliksey Kent prêt à participer au semi-marathon de la Légion étrangère à Castelnaudary

À 72 ans, Aliksey Kent prêt à participer au semi-marathon de la Légion étrangère à Castelnaudary

02.10.2026 17:26
2 min de lecture

Aliksey Kent, ancien adjudant-chef de 72 ans, s’apprête à participer au semi-marathon de la Légion étrangère, qui se déroule ce matin à Castelnaudary, sur une distance de 10,4 kilomètres. Ce retour sur les terres chauriennes est un moment de fierté pour celui qui a servi durant sept ans au « 4 ». Pourtant, il refuse de parler d’un exploit, considérant cette course comme une nouvelle mission à accomplir, conformément au Code d’honneur du légionnaire qui stipule que « la mission est sacrée, tu l’exécutes jusqu’au bout et à tout prix », rapporte TopTribune.

Malgré une blessure à la jambe survenue peu avant l’épreuve, Kent reste déterminé. « Voir un médecin ? Mais non ! Je vais appliquer une crème chauffante et tout ira bien, » déclare-t-il, tout en admettant que ses performances pourraient ne pas être à la hauteur de ses attentes dues à l’entraînement intensif qu’il a suivi. « Je vais le faire, » ajoute-t-il.

Pour Kent, courir est bien plus qu’une simple activité physique, c’est une véritable passion. « J’ai toujours aimé courir et j’ai toujours eu une bonne condition physique, même à l’époque où je fumais, » confie-t-il.

Sa carrière militaire, durant laquelle il a servi la France de 1983 à 2005, est marquée par une profonde mémoire du Code d’honneur de la Légion. Arrivé de Turquie, il a été affecté au 4e régiment étranger, parcourant le monde lors de ses missions en Guyane, à Djibouti et au 1er régiment étranger de génie à Laudun-l’Ardoise.

Un parcours marqué par le service

Aliksey Kent, désormais retraité, revient avec nostalgie à Castelnaudary, où il est bien connu des habitants en tant qu’ancien chef par intérim de la police militaire. « Je faisais ce qu’on appelle l’enquête de voisinage, » se souvient-il, expliquant comment il devait retrouver les légionnaires absents sans permission. « On mettait tous nos moyens pour les retrouver et les ramener, » ajoute-t-il.

Sa notoriété dans la ville s’est construite au fil des années 90, alors qu’il arpentait régulièrement les rues et interagissait avec les locaux.

Une vie après la Légion

Après sa carrière militaire, Kent a embrassé d’autres aventures, devenant propriétaire d’un restaurant, musicien et voyageur. « Je suis incapable de rester assis à regarder la télévision, » ironise-t-il, illustrant son aversion pour l’oisiveté. À 72 ans, il a déjà un nouveau projet en tête : un voyage au Vietnam.

Avant de se lancer dans cette nouvelle aventure, il attend avec impatience le semi-marathon de Castelnaudary. « Je n’y vais pas pour finir premier, mais si je ne finis pas dernier tout en surmontant ma douleur à la jambe, mon objectif sera pleinement atteint. » Cette course représente pour lui une nouvelle mission et un défi personnel à relever, affirmant ainsi que, quel que soit l’âge, la mission doit être exécutée jusqu’au bout.

Sept ans de carrière dans l’Aude

Engagé volontaire en décembre 1983, Aliksey Kent a effectué son instruction au 4e régiment étranger avant de rejoindre le 1er régiment étranger de cavalerie en 1985. Après trois ans passés à Carpiagne, il est parti pour la Guyane en 1988. À son retour en 1990 à Castelnaudary, il occupe le poste de sergent instructeur, puis de sergent-chef en 1993, avant de devenir chef par intérim de la police militaire. De 1995 à 1997, il est affecté à Djibouti, avant de finir sa carrière au 1er régiment étranger de génie à Laudun-l’Ardoise.

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