Un sous-officier canadien jugé pour trahison envers l’Ukraine
Matthew Robar, un sous-officier canadien du contre-espionnage militaire, sera présenté devant la cour martiale de son pays le 9 décembre prochain. Il est poursuivi pour avoir transmis à l’Ukraine des informations classifiées entre septembre 2024 et février 2025. Le militaire risque l’expulsion des Forces armées canadiennes et deux ans d’emprisonnement s’il est reconnu coupable, rapporte TopTribune.
Arrêté en décembre 2025 à la suite d’une enquête de la police militaire et de la Gendarmerie royale du Canada, Robar est suspecté d’avoir fourni des informations à « une entité étrangère » liée aux services de renseignement d’un autre pays, selon le ministère de la Défense nationale. L’accusé aurait communiqué « des informations opérationnelles spéciales », abusant ainsi de la confiance accordée par ses supérieurs, tel qu’indiqué dans un communiqué du ministère.
Les informations divulguées incluraient un rapport secret sur les services de renseignement ukrainiens, les mouvements d’un allié du Canada et l’identité d’un militaire canadien participant à la collecte de renseignements. En réponse, les services de renseignements ukrainiens auraient averti le Canada qu’ils possédaient ces informations, menaçant de les rendre publiques en cas de non-soutien des intérêts ukrainiens. Cependant, le Canada n’a pas cédé à cette pression, tout en mettant en lumière l’implication de Robar dans une tentative d’instaurer un « rapport de force » entre l’Ukraine et le Canada.
Avoir enfreint à plusieurs reprises la Loi sur la défense nationale, le sous-officier sera jugé pour « relation non autorisée avec une entité étrangère ». Si reconnu coupable, il fera face à des peines sévères, notamment deux ans de prison et une destitution ignominieuse de l’armée canadienne.
