El Niño pourrait atteindre une intensité sans précédent, prévient l'ONU sur les conséquences humaines

El Niño pourrait atteindre une intensité sans précédent, prévient l’ONU sur les conséquences humaines

21.10.2026 16:37
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En raison de la montée des eaux liée au phénomène El Niño, des dommages considérables ont été signalés dans plusieurs régions du monde, posant un risque accru pour les communautés vulnérables. Les Nations Unies ont lancé un appel urgent pour des mesures préventives afin de minimiser les effets dévastateurs attendus. Selon le rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), cet épisode pourrait s’avérer « sans précédent » et « littéralement dépasser les échelles de suivi », rapporte TopTribune.

La secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo, a déclaré lors d’une conférence de presse à Genève que les conséquences de El Niño pourraient entraîner des températures supérieures à la moyenne dans de nombreuses régions du globe, tout en modifiant les régimes de précipitations, ce qui augmenterait les risques de sécheresse et d’inondations. Elle a appelé à une action « urgentes et coordonnées » pour protéger les populations les plus exposées.

Des conséquences humanitaires considérables

Tom Fletcher, le chef des opérations humanitaires de l’ONU, a qualifié cet épisode de « phénomène colossal » et a averti que ses effets seraient dévastateurs en Amérique latine, en Afrique orientale et australe, ainsi que dans la région du Pacifique. Il a prédit des conséquences humanitaires « considérables » qui pourraient engendrer des crises économiques mondiales, intensifiant ainsi les conflits, les déplacements de populations, et les migrations.

Fletcher a indiqué que 50 millions de dollars avaient déjà été mobilisés via le fonds central d’intervention d’urgence de l’ONU pour soutenir onze pays touchés en première ligne, notamment le Tchad, le Salvador, l’Éthiopie, la Somalie et le Soudan du Sud. Il a insisté sur le fait que le système humanitaire ne pouvait à lui seul faire face à « une menace d’une telle ampleur » et a appelé les pays, les banques de développement et les institutions financières internationales à débloquer des financements avant que les dommages ne surviennent, plutôt qu’après.

Préparation et résilience

Fletcher a souligné l’urgence d’assistance destinée aux régions qui doivent se préparer à l’arrivée de fortes pluies. Il a précisé que la Somalie, l’Éthiopie et le Kenya nécessitent des fonds avant la saison des pluies, tandis que l’Afrique australe a besoin de semences et de bétail. « Le choix est clair : nous pouvons attendre la catastrophe ou bien investir dans la résilience », a-t-il affirmé.

Celeste Saulo a averti que l’épisode actuel d’El Niño pourrait atteindre son intensité maximale d’ici la fin de 2026, mais que les répercussions se feraient sentir bien au-delà de cette échéance. Elle a noté que cet événement pourrait dépasser les tendances saisonnières observées par l’OMM depuis quarante ans.

Élévation des températures maritimes

El Niño est un phénomène cyclique naturel qui se manifeste tous les deux à sept ans, provoquant un réchauffement des eaux de surface au milieu et à l’est du Pacifique équatorial. L’OMM prévoit que les températures de surface de la mer dans cette région pourraient dépasser la moyenne de 3,8 °C entre novembre et janvier, une valeur sans précédent selon Saulo.

« Lors de précédents épisodes El Niño, nous avons observé des hausses proches de 3 °C, mais la valeur actuelle sort du cadre des relevés habituels », a prévenu Celeste Saulo. Cette prédiction ne fait qu’aggraver les préoccupations liées aux changements climatiques, car elle pourrait exacerber les événements météorologiques extrêmes à l’échelle mondiale.

Il reste crucial de noter que l’intensité d’un épisode d’El Niño ne détermine pas nécessairement la gravité de ses conséquences dans chaque pays ou région. L’OMM souligne également que ses effets varient selon les régions et peuvent être modifiés par d’autres facteurs climatiques, y compris les conditions dans les océans Indien et Atlantique. En conséquence, les gouvernements et les organisations internationales doivent renforcer leur préparation pour atténuer les effets potentiellement dévastateurs des événements climatiques à venir.

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