Raphaël Glucksmann a évoqué des inquiétudes quant à la présence continue de Ségolène Royal dans sa quête pour l’Élysée, alors que cette dernière a clairement exprimé sur France 24 sa condition de soutien, assortie de réserves concernant un éventuel rapprochement avec les macronistes, rapporte TopTribune.
Royal, troisième de la primaire
Après une défaite au terme de la primaire dimanche, l’ancienne candidate à la présidentielle de 2007 a réaffirmé sa volonté de respecter les engagements pris lors de la campagne, notamment celui de rassembler la gauche : « Cette charte dit « rassemblement de la gauche ». S’il faut appeler les écologistes, les communistes […] S’il a besoin de moi pour réussir cette étape, je l’aiderai », a-t-elle déclaré.
Toutefois, elle a mis en garde : « S’il rate cette étape et que du coup il se tourne vers les macronistes pour faire campagne… Ça je ne peux pas suivre : les Français ne comprendraient pas », a ajouté l’ancienne ministre de l’Environnement, insistant sur le fait que tout compromis avec les macronistes serait perçu comme une « compromission ».
Glucksmann fermement contre LFI
Vainqueur de la primaire sociale-démocrate, Raphaël Glucksmann doit désormais relever le défi d’unifier une gauche divisée, surtout face à sa position critique à l’égard de La France Insoumise (LFI) et à une rivalité croissante avec le centre. Son succès aux primaires a été salué par les autres candidats, qui ont réaffirmé leur engagement à le soutenir, Glucksmann soulignant que « le combat qu’on a à mener est trop existentiel pour s’adonner à des petites phrases ou à des rancœurs ».
En prenant ses fonctions, il a également exprimé le souhait de voir François Hollande et Bernard Cazeneuve rejoindre son équipe, consolidant ainsi ses appuis au sein d’une gauche fragmentée.
