Bruno Retailleau, candidat des Républicains à la présidentielle, a dévoilé ce lundi son programme économique, promettant des économies cumulées de 197 milliards d’euros d’ici 2032. Il affirme que ces mesures permettront de réduire le déficit public sous la barre des 3 % dès 2031, tout en maintenant l’absence d’augmentation d’impôts, rapporte TopTribune.
Suppression de 400.000 postes de fonctionnaires
Lors d’une conférence de presse, Retailleau a déclaré : « Je veux donner un grand coup de frein à la dépense publique et un coup d’accélérateur à la croissance ». Il a delineé une trajectoire budgétaire drastique, affirmant que la France est « assise sur une poudrière financière et une poudrière sociale ». Son plan inclut des économies de 96 milliards d’euros pour l’État, notamment par le non-remplacement de 400.000 fonctionnaires partant à la retraite d’ici 2032, tout en réduisant le nombre d’agences et d’opérateurs de l’État. La candidature de Retailleau, créditée de 7 à 10 % des intentions de vote au premier tour, vise également à économiser 91 milliards d’euros dans le domaine social, avec des coupes spécifiques sur les retraites, les arrêts maladie et l’immigration.
51 milliards « rendus » aux Français
Sur les 197 milliards d’économies, Retailleau prévoit de consacrer 146 milliards à la réduction des dépenses et de la dette, estimée à plus de 3.400 milliards d’euros, avec l’objectif de commencer à la réduire à partir de 2031. Les 51 milliards restants seront redistribués aux Français : 21 milliards aux ménages via des diminutions fiscales et 30 milliards pour les entreprises grâce à l’élimination d’impôts de production.
Bruno Retailleau et ses critiques
Retailleau a utilisé une métaphore forte, déclarant qu’il souhaite passer « au bulldozer » pour abroger certaines normes, s’en prenant à la « bureaucratie qui tue ». Il a mis en garde contre une potentielle crise de la dette, comme celle de la Grèce, insistant sur le fait que la France est déjà entrée dans une phase préliminaire de crise sur les marchés. Il a également critiqué ses rivaux des blocs centraux, Edouard Philippe et Gabriel Attal, qualifiant ceux-ci de « co-responsables » de l’endettement, et a questionné la crédibilité de Marine Le Pen, qui a proposé un programme d’économies concurrent, en demandant : « Où sont ses économies ? »
