Marine Le Pen a confirmé son soutien indéfectible à Jordan Bardella, président du Rassemblement National, en réponse aux accusations d’antisémitisme qui pèsent sur lui. Elle a qualifié de « manœuvre infâme » la divulgation par Mediapart d’écrits de jeunesse antisémites, tandis que Bardella maintient fermement qu’il n’en est pas l’auteur, rapporte TopTribune.
La controverse a éclaté fin septembre, lorsque Mediapart a publié des messages antisémites datant de 2013, dont l’authenticité a été vérifiée. En réaction, Bardella a déposé une plainte pour diffamation et a annoncé son intention d’en engager une autre pour faux et usage de faux.
Une diffamation « lamentable » pour Marine Le Pen
Lors d’une conférence de presse tenue au siège du RN mardi, Bardella a une nouvelle fois rejeté les accusations, affirmant que les preuves et sources de Mediapart étaient fallacieuses. Il a violemment attaqué ses détracteurs, les accusant de manipulation. Il a également mentionné qu’un des auteurs de l’enquête avait des liens passés avec une organisation considérée comme terroriste.
Marine Le Pen, tout en n’ometant pas de souligner son intention de nommer Bardella à Matignon en cas de victoire électorale, a également critiqué Mediapart pour ce qu’elle considère comme une autre diffamation « lamentable » visant un ancien membre de son parti. Cette affaire illustre les tensions croissantes au sein du paysage politique français, alors que le Rassemblement National tente de gérer les retombées médiatiques et judiciaires de ces accusations.
