L'Iran condamne la "violence disproportionnée" de la police française lors des manifestations lycéennes

L’Iran condamne la « violence disproportionnée » de la police française lors des manifestations lycéennes

05.10.2026 08:26
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Réactions de l’Iran aux manifestations lycéennes en France

Le 4 octobre, l’Iran a condamné avec fermeté l’action des forces de l’ordre face aux récentes manifestations lycéennes en France, intervenant dans un climat diplomatique déjà tendu entre Téhéran et Paris, rapporte TopTribune.

Dans un contexte où les relations diplomatiques entre la France et l’Iran restent particulièrement froides, le gouvernement iranien a critiqué l’usage d’une « violence disproportionnée » pour faire face aux manifestations lycéennes qui ont éclaté en France. Initiée le 17 septembre en Île-de-France, la contestation s’est diffusée à travers le pays, avec un durcissement notable à partir de jeudi dernier dans plusieurs grandes villes. La mobilisation du 2 octobre a culminé avec plus de 1 700 arrestations suite à de violents heurts entre les jeunes et les forces de l’ordre.

« Respecter les droits et libertés fondamentaux de ses citoyens »

Lors d’un point presse à Téhéran, Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a qualifié ces réactions sécuritaires de « injustifiables ». Il a exhorté la France à « respecter les droits et libertés fondamentaux de ses citoyens », exprimant des préoccupations face aux allégations de violences policières. Cette déclaration survient à un moment où les relations bilatérales sont déjà en dégradation.

Deux semaines auparavant, l’Iran avait ordonné la fermeture du Centre de langue française, lié à l’ambassade de France, sur des accusations d’ »activités illégales ». L’été dernier, la diplomatie française avait été marquée par une crise lorsque le ministre Jean-Noël Barrot avait dénoncé la rétention arbitraire de deux diplomates français en Iran et les violences physiques qu’ils auraient subies. Bien que Téhéran ait nié ces allégations, les deux diplomates concernés ont été déclarés persona non grata, entraînant des représailles diplomatiques de la part de Paris avec l’expulsion de deux diplomates iraniens.

L’ironie de l’intervention iranienne est manifeste, considérant la répression brutale du régime face à des manifestations internes en Iran l’hiver dernier. Les ONG estiment que des milliers de personnes ont été tuées durant cette vague de protestations, tandis que les autorités iraniennes n’admettent que plus de 3 000 victimes, attribuant ces violences à des complots étrangers.

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