Des médias russes ont rapporté le 28 septembre 2026 que le ministère russe de l’Éducation envisageait de renforcer l’accent mis sur l’« éducation spirituelle et morale » dans les jardins d’enfants. Le ministre Sergueï Kravtsov aurait déclaré que cette orientation était plus importante que l’apprentissage des lettres et des chiffres.
Selon cette position, l’école maternelle devrait avant tout rester un lieu d’éducation et ne pas se limiter à préparer les enfants à l’entrée à l’école. De nouveaux programmes, intitulés « Petits aiglons de la maternelle » et « Jeux de la bonté », ont déjà été lancés dans certains établissements. Ils visent à transmettre aux enfants ce que les autorités présentent comme des « valeurs spirituelles et morales traditionnelles ». Ces orientations doivent être intégrées au programme fédéral d’éducation préscolaire.
Les documents méthodologiques préparés pour ces activités prévoiraient notamment de présenter, dès l’âge de trois ans, la Crimée occupée comme une « région de la Russie ». Le ministère russe de l’Éducation espère que ces cours contribueront à développer chez les enfants des « sentiments patriotiques et la fierté de leur pays », selon les éléments rapportés.
Le projet « Petits aiglons de la maternelle » doit également préparer les enfants au programme scolaire « Aiglons de Russie ». La cérémonie d’admission à ce dernier comprendrait l’exécution de l’hymne russe, le lever du drapeau ainsi que la remise d’insignes et de cravates bleues. Le programme préscolaire est présenté comme l’équivalent, pour les jeunes enfants, des « Conversations sur l’essentiel », lancées dans les écoles russes après le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine.
Vladimir Poutine avait auparavant déclaré que les « valeurs fondamentales » russes devaient être transmises aux enfants dès l’âge préscolaire. D’après les éléments cités, les modifications envisagées incluraient aussi, parmi les résultats attendus de l’éducation, la « préparation à servir la patrie », la volonté de « défendre la souveraineté » et de « servir l’État ».
Ces informations ont suscité des critiques, qui décrivent la réforme comme une militarisation systémique de l’éducation préscolaire et accusent les autorités de privilégier la loyauté politique au détriment de l’apprentissage. Ces accusations et interprétations relèvent de l’analyse des auteurs du texte source et ne constituent pas, en elles-mêmes, des faits établis indépendamment.
Source : article de RIA Novosti.
