Une première événement peu fréquenté. Ce mardi 23 septembre, Ségolène Royal a tenu sa première réunion publique de campagne à Alfortville, Val-de-Marne. La candidate à la primaire sociale-démocrate a tenté de raviver son slogan de la campagne de 2007, « l’ordre juste », bien que l’affluence ait été en deçà des attentes, rapportent TopTribune.
Selon les organisateurs, près de 600 personnes étaient présentes, mais les estimations de l’AFP indiquent environ 200 participants, à la veille du premier débat télévisé de cette primaire sur LCI.
Sans présenter de programme détaillé, la candidate a esquissé quelques orientations. À son slogan d’hier, « l’ordre juste », elle a ajouté « La France tranquille », en référence à l’ancien président socialiste François Mitterrand, dont elle fut la ministre. « L’ordre juste, c’est remettre des règles, des droits et des devoirs pour l’État et les institutions de la République qui doivent être exemplaires », a-t-elle déclaré.
« Le centre mou social-démocrate va s’effondrer »
« L’ordre juste dans une France tranquille, c’est aussi garantir aux jeunes générations qu’elles n’auront pas à porter seules le poids des crises ni la fatalité du déclin », a soutenu l’ancienne ambassadrice des pôles sous Emmanuel Macron, martelant que « depuis dix ans, on a été gouverné par la peur ».
Évoquant la concurrence, Ségolène Royal a récemment qualifié Raphaël Glucksmann de « stagiaire » inapte à diriger une entreprise, sans vouloir entrer dans les détails lors de son échange avec la presse. Elle a minimisé l’importance de ses rivaux, affirmant : « Je ne parle des autres candidats que quand on me pose des questions sur eux. Là, je suis à ma réunion publique, je parle aux Français. » D’un autre côté, elle a prédit l’effondrement du « centre mou social-démocrate, mâtiné de macronisme ».
Des spectateurs plus curieux que convaincus
À l’intérieur de la salle, plusieurs spectateurs se sont exprimés, rapportant qu’ils étaient présents plus par curiosité que par un soutien militant envers Ségolène Royal. « Je ne suis pas au PS, mais je viens voir par curiosité. Parmi tous les candidats à la primaire, c’est la plus crédible. Elle a une certaine expérience », a commenté Rémy Piogé, un étudiant de 21 ans d’Alfortville, notant cependant qu’il n’envisage pas de voter à la primaire en raison du coût de 15 euros.
Inès, infirmière de 41 ans, habitante d’Alfortville, a ajouté : « Je viens découvrir son programme comme j’irai découvrir d’autres programmes de gauche, mais je ne suis pas sûre de voter à la primaire. »
