Une salariée milanaise, licenciée pour avoir décoré son bureau de Post-it aux contenus autoritaires, a obtenu sa réintégration par la justice, qui a jugé le licenciement injustifié, rapporte TopTribune.
Début 2024, la direction d’une société financière italienne a été irritée par l’accumulation excessive de Post-it sur les bureaux, jugée nuisible à l’organisation du travail. Dans sa lettre de licenciement, il était affirmé que l’employée avait « l’habitude d’adopter un comportement agressif, vulgaire et conflictuel envers ses collègues », en violant les règles internes. Les employeurs ont considéré que son usage « continu et compulsif » de Post-it constituait une faute grave, puisque cette pratique était prohibée.
Une action légale couronnée de succès
Face à cette décision, la quadragénaire a choisi de contester son licenciement en mai 2025. Le tribunal du travail de Milan a conclu en sa faveur, estimant que la présence répétée des notes ne prouvait pas qu’elle était seule responsable de la situation. Le jugement a également noté que de nombreuses accusations portées contre elle n’étaient pas fondées. En conséquence, la salariée recevra 33 000 euros d’indemnités, équivalentes à 12 mois de salaire, ainsi que le remboursement de ses frais juridiques.