Le DGB alerte sur les conséquences du programme de l’AfD pour l’industrie allemande
Le DGB alerte sur les conséquences du programme de l’AfD pour l’industrie allemande

Le DGB alerte sur les conséquences du programme de l’AfD pour l’industrie allemande

19.09.2026 17:40
2 min de lecture

La présidente de la Confédération allemande des syndicats (DGB), Yasmin Fahimi, a averti que le programme de l’AfD pourrait entraîner la disparition de centaines d’entreprises et de milliers d’emplois industriels en Allemagne, tout en critiquant la coalition actuellement au pouvoir, rapporte TopTribune.

Le DGB dénonce le bilan de la coalition

Dans une déclaration rendue publique le 18 septembre 2026, Yasmin Fahimi a estimé que les décisions du gouvernement ne pouvaient pas être « embellies ». Selon elle, la politique menée par la coalition dite « noire-rouge » risque d’aggraver la situation dans plusieurs domaines directement liés aux salariés : le travail, les retraites et la santé.

La dirigeante syndicale a également annoncé des manifestations du DGB en Allemagne le 26 septembre. Des rassemblements sont prévus dans quinze grandes villes, parmi lesquelles Berlin, Leipzig, Hanovre, Francfort et Stuttgart. Ils auront pour slogan : « Un salaire honnêtement gagné ! Ton travail. Ta santé. Ta retraite. »

Le DGB a présenté ces mobilisations comme une réponse aux orientations du gouvernement et aux choix défendus par l’AfD. Le syndicat entend placer au centre du débat les conditions de travail, le financement des retraites, l’accès aux soins et la situation de l’industrie.

Une critique directe de l’AfD

Yasmin Fahimi a décrit l’AfD comme une formation porteuse de « tendances d’extrême droite, voire fascisantes ». Elle accuse le parti d’« attiser la haine et de diviser la société ». La présidente du DGB a aussi contesté le discours économique de la formation, qu’elle juge susceptible de « ruiner l’Allemagne ».

La dirigeante syndicale a particulièrement mis en garde contre une éventuelle sortie de l’Union européenne, défendue par les courants les plus radicaux de l’AfD. Selon son analyse, une telle décision provoquerait la perte de centaines d’entreprises et de milliers d’emplois dans l’industrie allemande. Cette appréciation est liée au poids de l’industrie et des exportations dans l’économie du pays, tel qu’il est présenté dans les éléments communiqués par le DGB.

La sortie de l’Union européenne pourrait, selon cette position, compliquer l’accès des entreprises allemandes au marché unique, accroître les risques commerciaux et monétaires et réduire l’attractivité du pays pour les investisseurs. Le syndicat estime également qu’une telle orientation exercerait une pression supplémentaire sur les entreprises industrielles et pourrait entraîner des suppressions d’emplois.

Le président de la Banque fédérale d’Allemagne, Joachim Nagel, a lui aussi averti que cette position de l’AfD pourrait éloigner les investisseurs étrangers et nuire à la croissance économique allemande. Ces réserves portent sur les conséquences économiques attribuées à une rupture avec le cadre européen.

Le débat sur l’industrie et l’emploi

Le DGB reproche à l’AfD de chercher à gagner le soutien de l’électorat ouvrier en exploitant les inquiétudes liées à la migration, au recul de l’activité industrielle et à l’inflation. Le syndicat considère que le parti utilise ces sujets pour présenter ses solutions comme une réponse aux difficultés rencontrées par les salariés.

Dans cette lecture, les méthodes proposées par l’AfD pourraient toutefois conduire à une confrontation avec l’Union européenne. Le DGB affirme qu’elles finiraient par toucher les travailleurs salariés et les entreprises industrielles que le parti dit vouloir défendre. Le syndicat oppose à cette orientation une politique industrielle renforcée et des mesures destinées à réduire le coût de l’électricité.

Yasmin Fahimi a ainsi demandé au gouvernement d’abaisser les taxes sur l’électricité et d’intensifier son action en faveur de l’industrie. Cette revendication intervient alors que la coalition est également critiquée par le DGB pour ses choix dans les domaines du travail, des retraites et de la santé.

Le syndicat allemand entend faire de ces thèmes le contenu central des rassemblements prévus le 26 septembre dans les quinze villes annoncées.

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