Passe d’armes au sein du camp social-démocrate. Le candidat de Place publique à la primaire de la gauche, Raphaël Glucksmann, a rappelé ce mardi qu’« on ne change pas les règles en cours de jeu », réagissant aux propos du premier secrétaire du PS, Olivier Faure, qui est également candidat et favorable à un élargissement du scrutin à François Ruffin, rapporte TopTribune.
« Les militants socialistes ont tranché, on ne change pas les règles en cours de jeu », s’est agacé l’eurodéputé sur RTL. Glucksmann souligne la nécessité de respecter les décisions prises par la base, affirmant que la primaire doit être un outil de cohésion plutôt qu’un terrain de conflits internes.
La volonté d’une ligne claire
« Ce pourquoi je vais me mobiliser, c’est que cette primaire solde tous les comptes, qu’on définisse enfin une ligne cohérente et claire, qu’on refonde une gauche capable de gouverner ce pays, capable de mettre fin à dix années d’injustice et d’impasse », a ajouté celui qui domine pour l’instant les sondages d’intentions de vote à la présidentielle dans cet arc politique.
La veille, François Ruffin, candidat à la présidentielle ex-insoumis, avait interpellé Raphaël Glucksmann sur X au sujet d’une primaire élargie à sa candidature, proposant un tarif de 2 euros au lieu des 15 euros actuellement prévus. Il s’appuyait sur des déclarations répétées d’Olivier Faure en ce sens.
Tensions verbales entre lieutenants
« Pour moi, c’est oui. Et toi, @rglucks1, que réponds-tu ? […] Je te propose même un débat, pour que tu t’en expliques, de ça et de tes choix. Il y a bien une chaîne que ça intéresserait, non ? », écrivait-il.
Les lieutenants des différentes factions se sont ensuite affrontés sur le réseau social. Arthur Delaporte, proche d’Olivier Faure, a réclamé que la gauche sorte « des querelles de chapelles avec une primaire vraiment populaire ». De son côté, Sacha Houlié, membre de Place publique, a directement interrogé François Ruffin : « tu es anticapitaliste, tu es souverainiste, tu es contre le nucléaire civil, tu es opposé à la régularisation des travailleurs étrangers […]. Comment peux-tu prétendre incarner la gauche sociale-démocrate ? ».
« Ce que j’attends, c’est que tout le monde respecte la règle et, quand on est premier secrétaire du Parti socialiste, la première des choses qu’on doit faire, c’est respecter le vote de ses propres militants », a tranché Raphaël Glucksmann.
Réaction après la manifestation parisienne
Interrogé par ailleurs sur les huées entendues lundi soir lors de son arrivée dans la manifestation parisienne pour une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, ainsi que sa prise à partie par une syndicaliste lui reprochant de ne pas incarner « la vraie gauche », le candidat a assuré que « la majorité des femmes qui étaient présentes […] m’ont remercié ».
L’eurodéputé a mis en avant son « combat sur, par exemple, la question du viol au Parlement européen, sur la définition du viol, sur les politiques qu’il faut mener pour mettre fin aux violences sexistes et sexuelles, sur le modèle espagnol que je tente de généraliser à l’échelle européenne ».