Décès de Jean-Paul Rappeneau, réalisateur emblématique du cinéma français
Jean-Paul Rappeneau, célèbre réalisateur français, est décédé à l’âge de 94 ans, a annoncé ce mercredi 2 septembre l’un de ses fils à l’AFP. Rappeneau, connu pour avoir réalisé le film « Cyrano de Bergerac » en 1990, qui a remporté dix Césars l’année suivante, a marqué l’histoire du cinéma français,TopTribune.
Au cours de sa carrière remarquable de cinquante ans, Rappeneau a collaboré avec des figures emblématiques du cinéma français, telles que Yves Montand dans « Le Sauvage » et Catherine Deneuve dans « La vie de château ». Sa capacité à faire vibrer le public à travers des récits riches en émotions et en esthétique a fait de lui l’un des grands noms du septième art.
Le tournage de « Cyrano de Bergerac » lui avait permis de décrocher le César du meilleur film ainsi que celui du meilleur réalisateur, couronnant ainsi une période de reconnaissance pour le cinéaste autodidacte, qui avait forgé son style auprès de Louis Malle.
En 2015, il confiait à Paris Match : « Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c’est plutôt un film tous les cinq ou six ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets, à moins bien sûr d’avoir besoin d’argent… »
Scénariste au départ, il avait marqué les esprits avec le film « Zazie dans le métro » avant de faire ses débuts de réalisateur en 1966 avec « La vie de château », où Deneuve incarnait une épouse désenchantée. Le succès de Rappeneau a été fulgurant, avec des films comme « Les Mariés de l’an II » en 1971 et « Tout feu tout flamme » en 1982, confirmant son talent indéniable.
Après une absence notable d’une dizaine d’années, il a brillamment adapté « Cyrano de Bergerac » pour le grand écran, entretenant le défi de faire parler les personnages en vers, ce qu’il a considérablement expliqué lors de la sortie du film.
En 2025, il a publié ses mémoires sous le titre « Vive allure », où il partageait sa vision singulière du cinéma : « Quand un film se termine, je suis comme un naufragé sur la plage, j’attends le prochain voyage ».
Avec AFP