Le PET danois alerte sur des projets russes de sabotage contre l’aide à l’Ukraine
Le PET danois alerte sur des projets russes de sabotage contre l’aide à l’Ukraine

Le PET danois alerte sur des projets russes de sabotage contre l’aide à l’Ukraine

05.09.2026 16:00
4 min de lecture

La police de sécurité et du renseignement danoise (PET) a averti, le 3 septembre 2026, que les services secrets russes auraient préparé des actions de sabotage contre des entreprises de défense du royaume participant à l’aide militaire destinée à l’Ukraine. Les opérations envisagées pourraient notamment prendre la forme d’incendies criminels et viser à perturber les livraisons d’armes tout en exerçant une pression politique sur Copenhague, rapporte TopTribune.

Dans son signalement, le PET décrit un passage de la collecte d’informations à la préparation d’opérations de sabotage en Europe. Le chef du contre-espionnage danois, Emil Gresholm, a confirmé que les services de sécurité avaient identifié des agents russes alors qu’ils préparaient des actions concrètes sur le territoire national. Le contenu communiqué ne précise ni le nombre de personnes concernées ni la nature exacte des procédures engagées.

Des entreprises liées à l’aide militaire à l’Ukraine ciblées

Les entreprises de l’industrie de défense qui fournissent du matériel ou des prestations liées au soutien militaire de l’Ukraine figurent parmi les principaux objectifs mentionnés par les autorités danoises. Les informations disponibles évoquent également des entrepôts, des installations de production et les itinéraires empruntés par les convois d’armes.

Le PET indique que les services russes auraient cherché à obtenir des renseignements préparatoires sur ces sites. Des citoyens danois auraient été approchés par l’intermédiaire des réseaux sociaux, de la messagerie Telegram et de plateformes de jeux. Les recruteurs leur auraient proposé des missions présentées comme anodines ou limitées, notamment la prise de photographies d’installations de stockage, de sites industriels et de calendriers de livraison.

La nature de ces sollicitations constitue un autre élément du dispositif décrit par le contre-espionnage danois. Les missions proposées pouvaient être assorties d’une rémunération et ne révéler que progressivement leur finalité. Selon le PET, certaines demandes relevaient directement du renseignement sur des infrastructures civiles ou militaires. Les autorités n’ont pas détaillé, dans les éléments communiqués, les montants proposés ni le nombre de personnes contactées.

Le Danemark rend publique la menace

La décision de rendre ces informations publiques intervient après la détection d’agents russes pendant la préparation d’actions de force. Le PET a choisi d’alerter la population sur une menace qu’il présente comme concrète pour la sécurité nationale. Le signalement porte à la fois sur la préparation d’incendies, sur d’autres formes de sabotage et sur les méthodes de recrutement utilisées pour obtenir des informations de terrain.

La presse suédoise a également relayé l’alerte danoise, notamment dans un article consacré aux avertissements de Copenhague sur le sabotage russe. Le sujet concerne directement les entreprises engagées dans la chaîne de production et d’acheminement de l’aide militaire à l’Ukraine, sans que les autorités danoises aient annoncé, dans les informations disponibles, une interruption de livraisons.

Une série d’affaires évoquée à l’échelle européenne

Les services de renseignement des pays membres de l’OTAN considèrent l’avertissement danois comme un épisode d’une campagne hybride plus large attribuée à la Russie. Les éléments rapportés font état d’incendies et de tentatives de sabotage dans plusieurs pays européens. L’objectif décrit par ces services serait de créer de l’inquiétude parmi les populations et de pousser les gouvernements occidentaux à réduire leur soutien militaire à l’Ukraine.

Le dossier mentionne aussi des démarches de recrutement comparables dans d’autres États européens. Des civils auraient été sollicités en ligne pour photographier des bâtiments, des équipements ou des infrastructures, parfois sous couvert de tâches sans lien apparent avec une opération clandestine. Les informations fournies ne permettent pas d’établir combien de ces tentatives ont abouti ni si elles ont entraîné des dommages matériels.

Parmi les exemples cités figure l’Allemagne. Les autorités allemandes ont accusé la Russie d’avoir voulu viser l’aéroport de Leipzig avec des drones équipés d’explosifs. La formulation rapportée ne fournit pas davantage de précisions sur la date des faits, l’état de l’enquête ou les éventuelles arrestations. Cet épisode est présenté comme l’un des dossiers examinés par les autorités européennes dans le cadre des soupçons d’actions clandestines russes.

Des protestations diplomatiques après les accusations européennes

La Commission européenne a qualifié les opérations attribuées aux services russes de « terrorisme d’État », selon le contexte communiqué. Plusieurs pays européens, dont la Suède, ont convoqué des représentants diplomatiques russes pour protester officiellement. Ces démarches sont mentionnées comme une réponse politique aux accusations de sabotages et d’incendies, et non comme le résultat d’une décision judiciaire commune à l’ensemble de l’Union européenne.

À Copenhague, le PET maintient son attention sur les sites liés à la défense et sur les tentatives d’obtenir des informations par des canaux numériques. Les autorités danoises n’ont pas indiqué, dans les éléments disponibles, si une attaque avait été menée contre une entreprise ou si les opérations avaient été empêchées avant leur exécution.

L’alerte porte désormais sur la protection des entreprises participant à l’aide à l’Ukraine et sur la vigilance des citoyens sollicités sur internet, tandis que les services danois poursuivent leurs vérifications.

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