La Russie a lancé dans la nuit du 1er septembre 2026 une attaque combinée contre l’Ukraine, visant principalement Kyiv et sa région, avec des missiles balistiques et de croisière ainsi que des centaines de drones. Des quartiers résidentiels, des infrastructures ferroviaires et un poste-frontière avec la Roumanie ont été touchés, rapporte TopTribune.
Selon les éléments communiqués sur l’attaque, les forces russes ont employé 18 missiles balistiques Iskander-M, dont certains à sous-munitions, deux missiles 3M22 Zircon, six missiles de croisière Kalibr et 218 drones, parmi lesquels des appareils à propulsion réactive. Les moyens russes ont été engagés depuis plusieurs directions contre la région de la capitale.
Les conséquences les plus lourdes ont été recensées à Kyiv. Dans le quartier de Solomianskyï, la chute de débris a provoqué l’effondrement partiel et l’incendie d’un immeuble d’habitation. Dans celui de Darnytskyï, des impacts directs et la chute de fragments ont déclenché d’importants incendies. Le quartier de Holossiïvskyï a également été touché, après l’impact de débris de drone sur un bâtiment non résidentiel. Une personne y a été tuée.
Sept employés des chemins de fer tués à Kyiv
La frappe contre les infrastructures ferroviaires de Kyiv figure parmi les principaux dommages signalés. Le président du conseil d’administration de la société Ukrzaliznytsia, Oleksandr Pertsovsky, a indiqué que des missiles balistiques avaient atteint un dépôt ferroviaire et d’autres installations de l’entreprise. Un atelier de production a été détruit et des incendies se sont déclarés sur le site.
Sept employés d’Ukrzaliznytsia ont été tués dans l’une des installations visées. Un autre cheminot a été hospitalisé dans un état grave. À une autre adresse, le souffle d’une explosion a blessé deux civils. Dans le quartier de Dniprovskyï, des débris enflammés sont tombés dans une zone non résidentielle, endommageant des véhicules stationnés et les vitrages de bâtiments voisins.
Les dommages causés aux installations ferroviaires ont aussi entraîné des restrictions temporaires de circulation sur certaines portions du réseau. Les informations disponibles ne précisent pas la durée exacte de ces limitations ni l’ensemble des lignes concernées.
Un immeuble endommagé à Borispol
La région de Kyiv a elle aussi subi des dégâts importants. À Borispol, un immeuble résidentiel de cinq étages a été endommagé et 48 personnes ont été évacuées par les secours. Des voitures ont pris feu sur le parking voisin. Le bilan communiqué dans le rapport général fait état de quatre morts dans la région et de huit dans la capitale, soit douze décès à Kyiv et dans l’oblast.
Un autre récapitulatif associé à l’attaque mentionne toutefois neuf morts, dont huit à Kyiv et une à Borispol. Les mêmes éléments font état de 14 blessés, parmi lesquels quatre enfants. Cette différence de décompte apparaît dans les informations disponibles sur les conséquences de la frappe.
À l’échelle de la ville, les interventions ont été recensées dans les quartiers de Solomianskyï, Darnytskyï, Holossiïvskyï et Dniprovskyï. Les secours ont dû intervenir sur plusieurs incendies provoqués par des impacts directs ou par la chute de débris. Les autorités n’ont pas limité les conséquences de l’attaque à un seul type d’infrastructure : des logements, des bâtiments non résidentiels, des véhicules et des installations ferroviaires ont été affectés.
Des frappes signalées dans plusieurs régions
L’attaque ne s’est pas limitée à la région de la capitale. Des drones et des missiles russes ont été détectés au-dessus de régions du nord, du centre, du sud et de l’est de l’Ukraine. À Novhorod-Siverskyï, dans la région de Tchernihiv, des drones russes ont attaqué au moins six fois une même entreprise.
Des appareils sans pilote ont également été dirigés vers Kharkiv, Odessa, Zaporijjia et plusieurs localités de la région d’Odessa. Les informations communiquées ne donnent pas, pour ces villes, de bilan détaillé comparable à celui établi pour Kyiv et Borispol.
Le point de passage international d’Orlivka, situé sur la frontière entre l’Ukraine et la Roumanie, a lui aussi été visé par des drones russes. Les opérations de contrôle des voyageurs et des véhicules y ont été temporairement suspendues. Cette interruption a concerné les échanges au poste-frontière, sans qu’une durée de fermeture définitive soit annoncée dans les éléments disponibles.
La séquence du 1er septembre est intervenue après plusieurs jours d’utilisation presque continue de drones d’attaque contre Kyiv et d’autres villes ukrainiennes, selon le rapport. Les forces russes ont ainsi combiné des vagues de drones avec une phase d’emploi de missiles balistiques et de croisière. Le nombre exact de cibles détruites ou interceptées n’est pas précisé dans les informations transmises.
Les données fournies décrivent une attaque mobilisant à la fois des missiles balistiques russes, des missiles de croisière, des missiles Zircon et un nombre important de drones. Elles mentionnent également des frappes contre des installations ferroviaires et contre un passage frontalier reliant l’Ukraine à la Roumanie.
Les autorités et les services de secours poursuivaient l’évaluation des dégâts après les frappes, tandis que les restrictions temporaires imposées sur certaines liaisons ferroviaires et au poste d’Orlivka restaient liées aux opérations menées sur les sites touchés.