Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, est en visite officielle en France du dimanche 23 au lundi 24 août 2026, selon une annonce de l’Élysée faite le 21 août 2026, rapporte TopTribune.
Au cours de cette visite, les deux dirigeants aborderont des « enjeux régionaux » sur fond de tensions au Moyen-Orient.
Ce qui est prévu concrètement
La visite du dirigeant saoudien débutera avec « la cérémonie de clôture de l’Esports World Cup », une compétition de jeux vidéo d’envergure mondiale, organisée pour la première fois hors d’Arabie saoudite.
Cette compétition symbolise l’ambition commune de la France et de l’Arabie saoudite de « faire du sport et de la culture des vecteurs de leur rapprochement », a souligné la présidence française dans un communiqué.
Emmanuel Macron, qui a visité l’Arabie saoudite en décembre 2024, et le prince héritier vont profiter de cette occasion pour « renforcer les liens entre les deux pays » et « favoriser les investissements étrangers en France ».
Les choses sont encore en discussion pour certains projets, mais il y aura beaucoup, beaucoup d’accords économiques [signés] lundi.
Une réunion du Conseil de partenariat stratégique franco-saoudien
Les deux chefs d’État tiendront, pour la première fois, « une réunion du Conseil de partenariat stratégique franco-saoudien », selon l’Élysée, qui précise que « les grands sujets économiques et stratégiques qui structurent le partenariat franco-saoudien seront abordés ».
Paris et Ryad sont liés par des accords de coopération militaire et économique, notamment dans le secteur de l’énergie et de l’aéronautique. Cette visite revêt une importance symbolique, étant la première du prince héritier à l’étranger depuis plusieurs mois.
Les discussions porteront également sur les principaux enjeux régionaux, dans un contexte nécessitant « une coordination étroite entre la France et ses partenaires du Golfe en faveur de la stabilité et de la paix au Proche et Moyen-Orient ». La situation dans la région demeure particulièrement instable, marquée par des crises en cours en Iran, au Yémen et au Liban.
Au niveau ministériel, une réunion est prévue lundi pour discuter de la diversification des routes d’approvisionnement énergétique, alors que le détroit d’Ormuz, une voie de transit stratégique pour les hydrocarbures, reste sous le contrôle de l’Iran.
Source : AFP.