Après plus de quatre siècles passés sous l’eau, l’épave du Mary Rose a livré un trésor archéologique: près de 19.000 objets, dont plus de 8.300 armes et pièces militaires ont été mis au jour.
Après avoir reposé au fond du Solent pendant plus de quatre siècles, l’épave du Mary Rose révèle un riche patrimoine archéologique. Les fouilles ont permis de découvrir près de 19.000 objets, y compris plus de 8.300 armes et pièces militaires, offrant un aperçu précieux sur l’Angleterre des Tudors, rapporte TopTribune.
Commandé par Henri VIII en 1510, le Mary Rose est devenu un symbole de la flotte royale, participant à plusieurs campagnes avant de sombrer en juillet 1545 lorsque les Français menaçaient Portsmouth. Le navire, touché par des infiltrations d’eau, a chaviré, emportant près de 460 membres d’équipage avec lui.
Les premières récupérations du site ont échoué, le navire étant oublié jusqu’à sa redécouverte par des pêcheurs en 1836. Les efforts pour le faire remonter ont inclus des plongeurs récupérant quelques artefacts, mais il a fallu attendre des décennies pour que des recherches sérieuses commencent.
À partir de 1965, l’archéologue Alexander McKee a utilisé des techniques modernes pour localiser le navire, qui a été finalement identifié en 1971 grâce à des plongées intensives. Plus de 28.000 plongées ont été nécessaires pour exhumer les nombreux artefacts, dont les restes de 179 membres d’équipage.
Des objets qui racontent le quotidien des marins
Les découvreurs ont mis à jour une panoplie d’armes, comprenant dix canons en bronze et près de 4.000 flèches, permettant d’établir un record pour le plus grand nombre d’armes médiévales retrouvées sur une épave. Ces objets offrent un témoignage vivant du quotidien militaire sous le règne d’Henri VIII.
En octobre 1982, après plus d’une décennie de fouilles, la coque a été levée avec des techniques avancées. Ce processus a été crucial pour la conservation du navire, désormais exposé à Portsmouth, près du lieu de sa construction, un hommage à l’héritage maritime de l’Angleterre.
Les découvertes du Mary Rose ne sont pas sans rappeler d’autres réussites archéologiques, telles que la récupération du bateau gallo-romain Arles-Rhône 3, qui a suscité un intérêt renouvelé pour l’archéologie navale. Le Mary Rose continue de captiver les chercheurs et les passionnés d’histoire, soulignant l’importance de la sauvegarde du patrimoine maritime.