La maire de Romans-sur-Isère accuse le parquet de Valence d'être "frileux" dans l'affaire du meurtre de Thomas à Crépol

La maire de Romans-sur-Isère accuse le parquet de Valence d’être « frileux » dans l’affaire du meurtre de Thomas à Crépol

18.08.2026 20:57
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Le parquet de Valence conteste le caractère raciste dans l’affaire du meurtre de Thomas à Crépol

Le 18 août 2026, la maire de Romans-sur-Isère, Marie-Hélène Thoraval, a critiqué le parquet de Valence pour son réquisitoire définitif concernant le meurtre de Thomas Perotto, survenu en novembre 2023. Ce dernier a contesté la circonstance aggravante de racisme, mettant en avant que les témoignages évoquant des propos racistes sont « très minoritaires, variables et imprécis », ce qui soulève des questions quant à la crédibilité des accusations, rapporte TopTribune.

Dans son réquisitoire, le parquet a déclaré qu’aucun témoin n’a pu attribuer précisément les éventuelles déclarations racistes à l’un des suspects. Ce constat a conduit à remettre en question la décision prise par les juges d’instruction, qui avaient initialement retenu le racisme comme élément aggravant dans ce dossier. En effet, le 23 juillet, ces derniers avaient désigné la mort de Thomas comme étant liée à son appartenance à « la race blanche et à la nation française ».

Marie-Hélène Thoraval a exprimé son désaccord en soulignant que de nombreux témoignages existent concernant les propos tenus lors de l’incident. Elle se souvient d’une réunion où les familles avaient clairement évoqué ces éléments. « C’est une question qui dérange », a-t-elle affirmé, appelant à un débat sur le racisme à l’encontre des blancs, qu’elle estime doit être traité avec la même rigueur que d’autres formes de racisme.

Les juges d’instruction de Valence devront maintenant décider s’ils maintiendront ou non ces circonstances aggravantes. La nuit du 18 au 19 novembre 2023, une rixe a éclaté après un bal, opposant des jeunes du village à un groupe de jeunes venus de Romans-sur-Isère, un affrontement qui a causé de graves blessures à quatre personnes, dont Thomas, un lycéen de 16 ans passionné de rugby, qui a perdu la vie lors de son transfert à l’hôpital.

Quatorze suspects ont été arrêtés, tous pour « meurtre et tentatives de meurtre en bande organisée », mais aucun n’a reconnu avoir porté le coup fatal. Des témoignages ont circulé sur des propos « hostiles aux blancs » proférés au cours des événements, provoquant un émoi qui a retenti jusqu’au sein de la classe politique. La droite et l’extrême droite ont saisi cette affaire pour dénoncer une montée du racisme anti-blancs et une insécurité croissante particulièrement dans les milieux ruraux.

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