
À compter du 1er septembre 2026, toute acquisition ou location de voiture électrique d’occasion auprès d’un professionnel donnera droit à une aide financière issue des certificats d’économie d’énergie. Cette assistance, qui varie entre 337 euros de base et peut atteindre jusqu’à 2 360 euros pour certaines catégories professionnelles, entend soutenir le marché de l’occasion et encourager l’électrification des déplacements, rapporte TopTribune.
Un nouvel appui pour les voitures électriques d’occasion, moins généreux que le précédent bonus
Le 1er septembre 2026 marque le début d’une nouvelle aide pour l’acquisition d’une voiture électrique d’occasion, financée par les certificats d’économie d’énergie (CEE). Annoncée dans le Journal officiel le 12 août, cette mesure revient sur l’assistance publique au secteur de l’occasion, près de deux ans et demi après l’annulation du bonus écologique d’occasion de 1 000 euros, abrogé début 2024. Avec cette initiative, le gouvernement réintroduit un soutien dans un contexte où l’électrification des transports demeure cruciale pour la décarbonation.
Cette initiative fait partie d’un plan plus vaste destiné à électrifier divers usages, publié en mai par le gouvernement, qui vise à renforcer l’indépendance énergétique tout en accélérant la transition vers des modes de transport plus écologiques. Le montant initial, fixé aux alentours de 337 euros par véhicule, soulève déjà des interrogations parmi les experts du secteur, qui espéraient une aide plus significative.
Des conditions strictes d’éligibilité qui excluent les particuliers
Pour pouvoir bénéficier de cette aide, certaines conditions doivent être remplies. Le véhicule doit être entièrement électrique, avoir été immatriculé en France entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2023, et acquis ou loué auprès d’un professionnel de l’automobile. De plus, la batterie doit conserver au moins 80 % de sa capacité initiale ou posséder un équivalent technique certifié. Enfin, l’acheteur ou le locataire doit s’engager à conserver le véhicule pour une durée minimum de trois ans.
Ces critères visent à promouvoir la qualité et la durabilité des véhicules concernés, tout en évitant les abus liés à des modèles trop anciens ou dégradés. En conséquence, les transactions entre particuliers sont exclues, restreignant ainsi l’accès à cette aide pour certains ménages à faibles revenus, habitués à acquérir des véhicules d’occasion via des plateformes de petites annonces.
Une aide de 337 euros en moyenne, pouvant atteindre 2 360 euros pour les travailleurs de l’aide à domicile
Le montant de base de l’aide CEE, qui sera en vigueur du 1er septembre 2026 au 31 août 2030, est d’environ 337 euros par voiture électrique d’occasion, selon la base de prix établie par le gouvernement. « C’est relativement faible », estime Romain Ryon, président de Mobilee, société spécialisée dans les certificats d’économie d’énergie dans le secteur des transports, cité par des sources diverses. Cette évaluation est partagée par de nombreux professionnels du secteur, qui espéraient une aide plus substantielle pour stimuler véritablement le marché de l’occasion électrique.
Le décret introduit cependant des coefficients multiplicateurs temporaires, valables jusqu’à fin 2026, pour certaines catégories professionnelles. Les travailleurs de l’aide à domicile ainsi que ceux des services à la personne pourront prétendre à une aide comprise entre 2 000 et 2 360 euros, à condition d’acheter un véhicule d’une valeur inférieure à 25 000 euros. Cette mesure est spécifiquement conçue pour répondre aux besoins de ces professionnels qui réalisent de nombreux déplacements quotidiens et qui disposent souvent de revenus limités.
« Les aides à domicile sont essentielles pour permettre à des millions de Français de maintenir leur mode de vie à domicile. Cette nouvelle aide pour l’achat ou la location d’une voiture électrique d’occasion répond directement à leurs besoins », a déclaré la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, dans un communiqué. Le but du gouvernement est d’atteindre une flotte de 30 000 véhicules électriques dédiés à ces professionnels, contribuant ainsi à l’écologisation d’un secteur fortement dépendant de la mobilité.